
Lacunes ? Les jardins publics ne bénéficient d'aucune prise en charge en termes d'aménagement et d'entretien.Ces espaces, censés être des lieux de repos, sont totalement à l'abandon dans pratiquement l'ensemble des grandes villes du pays, au point qu'ils sont désertés par les citoyens. Pis, ils sont devenus des dépotoirs à ciel ouvert où des bouteilles en plastique, des mégots et divers détritus s'entassent. De ces espaces, jadis offrant une bouffée d'oxygène, se dégagent, aujourd'hui, des odeurs nauséabondes. En effet, des personnes sans scrupule ont fait de ces jardins des sanitaires où ils se soulagent. Des malades mentaux, des mendiants et des délinquants, de tout bord, les écument en permanence. A cela s'ajoute le manque criant de sécurité et de commodités nécessaires (kiosques, cafétérias, toilettes publiques, etc.).A Alger, comme dans les différentes wilayas, ces aires de détente se trouvent dans un état déplorable, au grand dam des habitants des villes en quête incessante de lieux où ils peuvent respirer de l'air pur. «Il ne nous reste plus rien?! Nous sommes contraints de faire des dizaines de kilomètres pour nous reposer comme il se doit, alors que plusieurs jardins publics existent à Alger-centre, El Biar, Bab El Oued», regrettent plusieurs habitants d'Alger, accusant les autorités locales d'avoir négligé cet aspect, pourtant, d'une grande importance dans la vie urbaine. «Nous suffoquons dans nos appartements toute la semaine et ce n'est que les week-ends que nous pouvons respirer un peu d'air pur?! C'est trop, il faut que les responsables concernés réagissent», insistent nos interlocuteurs. Une colère des plus légitimes au vu du laxisme affiché par les autorités dans ce domaine. Pourtant, des enveloppes colossales sont allouées régulièrement pour engager des travaux d'entretien et d'embellissement de ces espaces, sans que cela soit suivi d'une gestion appropriée.L'absence d'agents de contrôle et de sécurité est fortement décriée par les citoyens qui se retrouvent, souvent, face à des individus qui rendent ces jardins infréquentables. «Rien qu'à Alger, des milliards et des milliards ont été dépensés ces dernières années dans ce domaine. Malheureusement, c'est de l'argent jeté, puisque les travaux réalisés sont vite réduits à néant par ces personnes malveillantes qui portent atteinte aux arbres, à l'herbe et même aux bancs», se lamentent nos interlocuteurs. «Pourquoi ne pas embaucher des jeunes qui s'occupent de la sécurité et qui veillent au respect des normes d'hygiène dans ces jardins ' Cela contribuerait à créer des emplois permanents, d'une part, et à sauvegarder ces espaces de détente, d'autre part», lance Aâmi Meziane, retraité, dont les séquelles de son agression par des voyous au jardin Sofia (à quelques encablures de la Grande-Poste) sont toujours dans l'esprit. «Ma seule faute était d'aller me reposer dans ce jardin?! Des délinquants m'ont enlevé une bonne somme d'argent, un téléphone portable et même mes lunettes?! Et je ne suis pas le seul à avoir été agressé dans un jardin public. Quand pourrons-nous avoir un accès libre à ces espaces publics de détente et sans être inquiétés '», s'interroge-t-il.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Anis Hani
Source : www.infosoir.com