
La dégradation constante qui a atteint les jardins publics n'a commencé qu'au début des années 1990, témoignent plusieurs anciens habitants de la capitale. Avant, la situation était totalement différente et ces espaces faisaient le bonheur des riverains et même des passants occasionnels. «Durant les années 1970 et 1980, on éprouvait un énorme plaisir à aller, entre amis ou en famille, dans ces jardins. Ces espaces étaient propres et bien entretenus. Certes, il n'y avait pas d'agents de contrôle, mais les citoyens étaient empreints d'un civisme exemplaire et respectaient ces lieux publics de détente et de loisirs. C'était le bon vieux temps», se rappelle, avec nostalgie et tristesse, Aâmi Rabah, habitant au boulevard Abane-Ramdane, à Alger-centre. «Nous quittions nos domiciles pour jouer aux dominos et certains jeunes animaient la scène avec des chants chaâbis. Aujourd'hui, quand je passe devant les jardins de la capitale, croyez-moi je verse souvent des larmes. «Il ne reste plus rien de la vie urbaine, tout est délabré et laissé à l'abandon !», intervient Abdelkader, septuagénaire, habitant à Bab El Oued. «Il y a quelques semaines, j'ai reçu un ami français qui a longtemps vécu à Alger. Lui, le dessinateur qui s'installait, souvent, au jardin Sofia pour s'adonner à son art lorsqu'il vivait en Algérie. Il a pleuré lorsqu'il a vu la situation dans laquelle se trouvent actuellement les jardins publics. N'est-ce pas là une honte pour le pays '», ajoute notre interlocuteur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A H
Source : www.infosoir.com