La fièvre électorale ne s'est pas encore emparée des candidats à l'élection présidentielle. Quelques jours après l'annonce de l'acceptation de leurs dossiers par l'Autorité nationale des élections, leurs quartiers généraux restent plongés dans leur torpeur. C'était le cas hier chez Abdelaziz Belaïd et Abdelmadjid Tebboune.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Quatre jours après l'annonce du verdict de l'instance de Mohamed Charfi, les candidats à la présidentielle se font encore très discrets. Au niveau des quartiers généraux qu'ils ont choisis pour diriger leurs campagnes, rien n'indique qu'un rendez-vous important est en préparation.
A Vieux-Kouba, siège du Front El Moustakbel, dont le président a été retenu sur la liste des candidats à la présidentielle, rien n'indique la présence d'un parti politique sur le point de prendre part à une élection présidentielle. Situé dans un dédalle de ruelles d'un quartier résidentiel, le siège du Front El Moustakbel était plongé, hier matin, dans un grand calme. A l'entrée, un appariteur avec un gilet estampillé « Front El Moustakbel » se charge de l'accueil. Il n'y avait pas foule à l'entrée. A peine deux personnes qui souhaitaient rencontrer « le président ». Réponse du préposé à l'accueil : « Il n'est pas là .» C'est d'ailleurs la réponse qu'il fera au sujet de l'ensemble des responsables du parti.
En ce début de journée, le siège est quasiment vide. Aucun signe de préparatifs d'une campagne électorale. Le parti de Belaïd Abdelaziz temporise visiblement avant d'entrer de plain pied dans la campagne. Changement de direction mais pas d'ambiance. Le siège du candidat « libre » Abdelmadjid Tebboune ne connaît pas non plus d'ambiance des grands jours. C'est à Tixeraïne que l'ancien Premier ministre a choisi d'installer son quartier général avant même l'annonce des résultats des délibérations de l'Autorité des élections. Dans le quartier résidentiel, la villa de quatre étages ne peut être distinguée des autres villas des riverains. Aucune pancarte ni encore moins de photos du candidat.
A l'entrée, deux appariteurs. Ils sont chargés de dispatcher les visiteurs. Des badges de quatre couleurs permettent de les diriger vers l'étage où ils sont attendus. Au premier, là où Tebboune a installé ses quartiers, deux personnes attendent le « président ». Personne ne sait à quel moment il pourrait arriver. Pas d'animation des grands jours. A peine quelques va-et-vient de personnes travaillant pour le compte du candidat. Au dernier étage, celui consacré à l'équipe média », un peu plus d'animation. Des discussions animées autour de l'utilisation ou pas d'une photo du candidat. Au premier étage, on nous dit qu'il se tient une réunion. L'ordre du jour ' Pas plus de détails. Les quelques collaborateurs rencontrés sur place ne se sont pas montrés très bavards, ni sur les préparatifs de la campagne, ni sur la stratégie que compte adopter le candidat Tebboune.
Pour le moment, il adopte la même attitude que les autres candidats, à savoir une grande discrétion. Pas pour très longtemps certainement, puisque le lancement de la campagne électorale est prévu pour le 17 novembre prochain. Elle s'annonce des plus difficiles pour les candidats et leurs représentants.
N. I.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com