Le moins qu'on
puisse dire à l'issue de la première sortie de notre équipe nationale dans ces
éliminatoires combinées CAN et CM-2010 est que les protégés de Rabah Saâdane
pouvaient prétendre à un meilleur résultat s'ils avaient cru en leurs
possibilités et osé un peu plus, et ce face à un adversaire qui était largement
à leur portée.
Réputé solide et
intraitable dans son jardin, le Rwanda était loin d'être un foudre de guerre ce
samedi face à une équipe algérienne qui a pris le match par le bon bout en
portant le danger dans le camp adverse, tout en pressant haut, ne laissant
point de manÅ“uvre pour les protégés du Croate Branco Tucak, lesquels ne
s'attendaient guère à cette entame de match des Algériens.
Ces derniers, qui
prirent l'ascendant, faillirent ouvrir la marque dans le premier quart d'heure,
n'était-ce le poteau gauche qui suppléa le keeper Ndori. D'ailleurs, au vu de
la physionomie de la rencontre, cette quinzième minute fut le tournant du match
pour les Algériens, lesquels auraient pu, avec une avance au tableau
d'affichage, faire douter encore plus leurs vis-à-vis.
C'est bien
dommage car, après cette franche occasion, les Rwandais revinrent dans la
partie en faisant jeu égal avec les camarades de Halliche. Ce dernier, du haut
de ses vingt et un ans, a tiré son épingle du jeu en jouant sans aucun
complexe, faisant même oublier les deux titulaires à ce poste, Anthar Yahia et
Zaoui. En tous les cas, Saâdane dispose avec ce joueur d'un atout très
appréciable, car la route qui mène en Angola et en Afrique du Sud est encore
longue.
Pour en revenir à
cette rencontre, la suite des débats nous révéla une bonne défense, notamment
dans l'axe où la complémentarité Halliche-Bouguerra a découragé les attaquants
rwandais, qui ne se sont montrés dangereux que sur une seule occasion en
première période, soit à la 25', sur coup franc direct qui donna des sueurs
froides à Gaouaoui.
En seconde
période, l'entraîneur rwandais, sentant le danger, incorpora d'entrée deux
attaquants et du coup les rôles s'inversèrent, avec une formation locale plus
entreprenante face à une équipe algérienne qui recula d'un cran. S'exposant au
danger, les Verts furent bousculés à maintes reprises. Heureusement que
Gaouaoui et sa tour de contrôle veillaient au grain.
On craignait même
le pire pour les camarades de l'excellent Matmour, au four et au moulin,
lorsque, à dix minutes de la fin, Harouna Niyonzim rata d'un cheveu l'ouverture
du score.
Dans le camp
algérien, l'incorporation de Hameur Bouazza et de Djebbour apporta beaucoup de
fraîcheur au compartiment offensif, mais l'absence d'un meneur de jeu se fit
cruellement ressentir. Et l'entrée en scène dans le temps additionnel de Hadj
Aïssa confirma notre analyse, car le meneur de jeu sétifien, sur une action, a
failli changer le cours de la rencontre, n'était-ce le ratage de Bouazza.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : MA
Source : www.lequotidien-oran.com