La première
impression que se dégage de ce match à Kigali, c'est que l'équipe d'Algérie a
certainement égaré deux points précieux, dont l'importance n'est plus à
souligner.
Face à un
adversaire rwandais qui n'a rien d'un foudre de guerre, loin de là, les hommes
de Saâdane avaient la possibilité de rafler la mise dans cet impitoyable
challenge de qualifications combinées coupe du monde, coupe d'Afrique.
Assurément, c'est en première mi-temps que nos représentants auraient pu faire
la décision, en procédant par un pressing haut qui a gêné les Rwandais. En
effet, les Algériens ont bien quadrillé le terrain, et cette stratégie leur a
permis de se créer trois bonnes occasions de marquer, Ghezal trouvant même le
poteau dans le premier quart d'heure. Ghilles et Saïfi ont eu également de
bonnes opportunités. De façon globale, les Algériens ont mené les opérations à
leur guise face à des adversaires qui nous ont paru limités et peu enclins à
prendre des risques.
Les rares
offensives rwandaises se sont brisées sur la paire centrale Boughera-Halliche,
ce dernier étant le plus en vue par son sens du placement et la qualité de ses
relances. En seconde mi-temps, le coach du Rwanda a lancé deux attaquants dans
le bain, car il s'est aperçu de la faiblesse de son secteur offensif. Et si
l'E.N s'est montrée moins fringante et moins sûre d'elle, c'est parce que la
stratégie positive du premier half, a savoir un pressing haut et un harcèlement
constant sur le porteur du ballon, a été négligée au «profit» d'un jeu où
l'improvisation a eu la part belle. Le jeu fut donc plus haché, avec des duels
dont Gaouaoui a fait les frais, sans gravité heureusement. L'objectivité nous
oblige à dire que les Rwandais ont été alors beaucoup plus dangereux qu'en
première période.
Des regrets, on
peut en nourrir, puisque Ghezal, Belhadj, Bouazza et Djebbour auraient pu
trouver la faille dans une défense locale prenable. Est-ce que les hommes de
Saâdane ont payé les efforts déployés en première mi-temps ? La question reste
posée.
Toujours est-il
que ce nul satisfaisant au premier degré pour les Algériens est en fait un
résultat négatif sur le plan comptable. Pour espérer terminer en tête du
groupe, il est indispensable de faire preuve d'une plus grande efficacité.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com