Alger - A la une

Campement des gardes communaux à Boufarik : «On attend la réponse de Bouteflika !» Actualité : les autres articles



Campement des gardes communaux à Boufarik : «On attend la réponse de Bouteflika !»                                    Actualité : les autres articles
Alors que le campement des gardes communaux devant le fameux marché de Boufarik en est à sa huitième journée du Ramadhan, aucun contact officieux ni officiel ne pointe à l'horizon. Le président de la République, a-t-on appris sur les lieux, s'est déjà saisi de leur dossier, mais...
«Nous espérons, ou mieux encore, nous attendons une réponse à notre requête de la part du président de la République pour ces jours-ci», déclare Chouaïb Hakim, délégué national des gardes communaux. Si le flou persiste encore pour les wilayas de Tipasa, Boumerdès et Bouira quant au payement de leur salaire de juillet, le délégué des gardes communaux de la wilaya d'Alger a fait savoir, selon des témoignages, qu'il n'y aura aucun payement de salaire pour ceux qui ont déposé les armes. «Nous étions quelque 200 gardes communaux ayant observé un sit-in le 26 juillet devant le siège de la délégation d'Alger. Le délégué nous a lâché à la face qu'il ne faut pas s'attendre à ce qu'on soit payés, et dans le meilleur des cas, il peut nous aider avec un couffin du Ramadhan évalué à 3000 DA. Quelle honte !», fulminent des gardes communaux présents au sit-in.
La wilaya d'Alger fait en ce sens exception, car presque tous les délégués des 47 wilayas qui restent n'ont pas encore procédé à la cessation des salaires des gardes communaux. Ceux de la wilaya de Tipasa ont observé, eux aussi, un sit-in ce 25 juillet, alors que leur délégué n'a pas été aussi tranchant que celui de la wilaya d'Alger, laissant entendre que s'il ne reçoit aucune consigne de la part de ses supérieurs, il ne bloquera pas le salaire des gardes communaux.
Sur fond de diverses appréhensions, quelques wilayas sont toujours représentées par leurs gardes communaux qui, pour certains d'entre eux, ont ramené même leurs proches qui observent parfois un sit-in, en signe de soutien. La solidarité ramadanesque continue crescendo, faisant disparaître certains clichés et clivages hérités de l'époque coloniale. «Je viens de la wilaya d'El Tarf et j'avoue que depuis que suis là, j'assiste, impuissant, à l'effondrement total de certaines idées acquises et bien reçues. A chaque fois que je passe devant une boutique ou dans un café et pour avoir le c'ur net et la conscience tranquille, je dis au cafetier, au propriétaire' je ne croyais pas que j'allais rencontrer des gens aussi solidaires que vous. Je peux affirmer que là où vous allez, notre peuple a le sens profond de l'hospitalité», déclare, l'air intellectuel et le c'ur ouvert, le garde communal de la wilaya d'El Tarf. Sur les lieux, vendredi vers 17h, la nourriture continuait d'affluer de partout. Même aux heures du s'hor, des djefna (grandes assiettes) de couscous sont quotidiennement acheminées par les habitants de Boufarik, Blida et même de Mouzaïa (30 km) vers le campement des gardes communaux à Boufarik.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)