Vision - Dans un entretien accordé à Eurosport, le président de la Confédération africaine de football (CAF) a abordé trois sujets importants concernant le football continental.
Issa Hayatou est revenu d'abord sur les violences de Port-Saïd en Egypte et la prochaine édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2013), tout en évoquant le rêve de voir un pays africain triompher pour la première fois de l'histoire en Coupe du monde. Commentant d'emblée les événements douloureux qui se sont déroulés en Egypte à Port-Saïd, le président de la CAF déplore ce phénomène : «Nous sommes bouleversés par ce qui s'est passé en Egypte. C'est une véritable tragédie. Comme je l'ai dit, on vient voir un match de football pour s'amuser, pas pour mourir. Nous déplorons tous le phénomène auquel nous avons assisté. En tant que président de la Confédération africaine de football (CAF), dont le siège se trouve en Egypte, je ne peut qu'être affligé par ce qui s'est passé. La CAF a pris un certain nombre de mesures pour apporter notre contribution financière aux responsables de la Fédération égyptienne. Localement, lors de la Coupe d'Afrique des Nations, tous les drapeaux de la FIFA, du fair play et de la Confédération étaient en berne. Nous avons également observé une minute de silence avant chaque rencontre. Naturellement, des lettres de condoléances et de compassions ont été envoyées à la Fédération égyptienne».
La Coupe d'Afrique des Nations 2013 en Afrique du Sud, c'est déjà demain ! A ce propos, Hayatou dira : «Nous souhaitons que tous nos effectifs soient là. Ce n'est pas le cas ici. La Confédération africaine a perdu ses grands ténors : l'Egypte, le Cameroun, le Nigeria, l'Afrique du Sud et même l'Algérie ou la République démocratique du Congo. Ces pays que je viens de citer détiennent 19 des 28 Coupes d'Afrique des Nations, c'est dire s'il y a des habitués de la CAN qui étaient absents. D'une part, ce que je souhaite, c'est que l'Afrique retrouve le potentiel de son football pour pouvoir animer et montrer ce dont elle est capable. D'autre part, à l'instar de ce qui s'est passé au Gabon et en Guinée équatoriale, j'aimerais que les autorités de la Fédération sud-africaine soient à la hauteur».
A la question de voir un pays africain champion du monde en 2014, le Camerounais estime que ce n'est que partie remise puisque ce rêve fait partie de son programme depuis plus de deux décennies. «Ce rêve était déjà dans mon programme en 1988. Pour le moment, ça ne s'est pas fait. Nous sommes passés à côté. En Afrique du Sud, nous étions proches des demi-finales (ndlr : le Ghana s'est incliné en quarts de finale aux tirs au but après avoir manqué un penalty en prolongations). Qui sait alors ce qui pouvait arriver ' Ce n'est que partie remise. Tout ce que je peux vous dire, c'est que le continent africain, à travers ses gouvernements, ses fédérations nationales et sa jeunesse, est en train de se mobiliser pour jouer le premier rôle. Tout le monde reconnaît que le football africain a fait un grand bond en avant. C'est une réalité. (...) Personne ne peut le nier. La seule chose qui nous reste à accomplir, c'est de gagner la Coupe du monde. Je pense que d'ici dix ans une équipe africaine sera sur le podium» a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com