L’élaboration des sujets a commencé
C’est hier qu’ont pris fin les cours pour les élèves de terminale. Les commissions de wilaya d’évaluation des programmes dispensés devaient entamer leur mission le même jour pour permettre l’élaboration des sujets des examens du bac 2008.
Cette mesure, qui avait été décidée en réponse à l’inquiétude des lycéens qui étaient nombreux à occuper la rue en signe de protestation en février dernier, devra permettre une équité des chances de tous les candidats à l’examen. C’est donc hier que la commission nationale de suivi des programmes devait entrer en action à travers ses démembrements au niveau des 48 wilayas du pays. Une conférence d’évaluation devait être tenue, hier, ce que Boubekeur Benbouzid avait promis aussi, lui qui estimait que «la majorité des établissements scolaires ont achevé la quasi-totalité des programmes». L’on sait d’ores et déjà, par exemple, que les derniers cours des programmes de chaque matière ne seront pas inclus dans les sujets. Ces mesures édictées pour rassurer les candidats ont été accompagnées de mesures complémentaires. Ainsi, ces derniers auront, pour cette fois, deux sujets au choix dans chaque épreuve. Ils bénéficieront aussi d’une demi-heure de temps supplémentaire pour chaque matière pour optimiser la lecture approfondie des sujets. Cela ne changera pas grand-chose à cet examen, dans le principe au moins, puisque l’ancien système devra être encore maintenu pour les quatre ans à venir. Pour les anciens recalés qui se présenteront en candidats libres, le choix des sujets de l’ancien programme leur sera garanti. De la sorte, les sujets du baccalauréat, prévu du 7 au 11 juin prochain, devraient avoir toutes les chances d’être conformes aux programmes étudiés. Les 240 commissions chargées de plancher sur le contenu des sujets devaient entrer en activité hier également au siège du fameux Office national des examens et concours à Alger. Un travail considérable pour lequel, afin d’avoir de plus grandes garanties que les erreurs pédagogiques ne se produisent pas, les associations de parents d’élèves et les syndicats d’enseignants ont demandé à être associés en tant qu’observateurs. On ne sait si le ministre de l’Education nationale finira par y répondre favorablement.
Rappelons que pas moins de 600.000 candidats sont attendus pour les examens du baccalauréat pour cette année, lesquels seront encadrés par plus de 200.000 fonctionnaires de l’Education nationale.
Amine B.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com