L'Etat algérien comme beaucoupd'autres d'ailleurs ne dispose d'aucun moyen d'intervention dans la fixationdes prix sur les marchés internationaux. Celle-ci obéit à la loi d'airain del'offre et de la demande dont notre pays subit forcé et contraint les règles dufait de sa trop grande dépendance des approvisionnements venant de ces marchés.C'est lui faire en cela mauvais procès de le rendre responsable des répercussionsde hausses de prix qui se produisent au plan international, sur ceux à laconsommation intérieure. Il y a tellement d'autres carences de son ressorts'agissant de la situation qui prévaut sur le marché intérieur que lui imputercelle-là, lui donne occasion de se dédouaner à moindre frais en mettant enavant avec une apparente logique, les mesures décidées par l'exécutif pourcensément atténuer l'impact dans le pays des lois du marché international. Laresponsabilité de l'Etat est autrement, directement concernée dansl'organisation et le fonctionnement du marché national et de ses circuitsd'approvisionnement et de distribution. C'est un secret de polichinelle que ledésengagement de l'Etat à ce niveau s'est traduit par la disparition de touteintervention publique y compris celle de régulation. Le pire est qu'auxmonopoles que détenait l'Etat à travers ses entreprises publiques, se sontsubstitués ceux accordés à des puissances d'argent ou de décision. Ce qui rendle jeu de la concurrence caduc par le fait que la poignée d'opérateurs quibénéficient de ces situations de monopole nouent des ententes qui leurpermettent en toute situation de fixer comme ils l'entendent les prix du marchésans se préoccuper d'être en respect avec cette loi de l'offre et de la demandeà laquelle ils font référence pour justifier l'injustifiable. L'Etat saitparfaitement que cette situation de monopole n'est possible que parce qu'ilferme les yeux sur les agissements de ses profiteurs dont certains sont despersonnages appartenant à ses institutions. C'est d'un ridicule révoltant, devoir des inspecteurs du commerce exercer le pouvoir de contrôle régalien del'Etat au niveau du petit commerce de distribution quand les «requins» qui ontmain basse effectivement sur le secteur par leur position de sourced'approvisionnement incontournable sont à l'abri et protégés de la «curiositéétatique». Ce sont ces milieux qui sont à l'origine des manoeuvres spéculativesqui flambent avec récurrence le marché. C'est pourquoi la solution de soutiendes prix à l'importation pour certains produits appliquée par l'exécutif est enfait d'abord et avant tout une prime accordée à ce monde. Il n'y a qu'à seréférer à l'arbitraire des prix auxquels sont cédés aux consommateurs, cesproduits censés être soutenus par l'Etat. Il n'y a que le ministre du Commerceet son chef du Gouvernement qui tiennent à la fiction que le citoyen paiepartout 25 DA son litre de lait et 8,50 sa baguette de pain. Belkhadem l'apromis, l'Etat va se mobiliser pour combattre la spéculation vaste programmedont la mise en oeuvre accouchera fort probablement d'un bilan dans lequel leslampistes et les gagne-petit seront les vedettes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Kharroubi Habib
Source : www.lequotidien-oran.com