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Au salon de l'emploi, les jeunes diplômés algériens découvrent les lacunes de leur formation



Au salon de l'emploi, les jeunes diplômés algériens découvrent les lacunes de leur formation
Le diplôme ne suffit plus. La formation, c'est un croisement de de plusieurs disciplines, disent des spécialistes au salon de l'emploi et de l'entreprenariat.
Les besoins de l'entreprise évoluent trop vite, la formation évolue trop peu. Au Salon de l'emploi et de l'entreprenariat, qui se tient mercredi et jeudi à Ryadh El Feth, le décalage est évident. Les DRH, à l'affût, cherchent les profils rares, selon des critères qu'eux seuls connaissent. Mais un consensus semble s'imposer : le diplôme universitaire constitue à peine un point de départ. Ce que les entreprises attendent de leurs futurs cadres est autrement plus complexe, et rares sont les formations qui répondent à ce besoin.
Fella Guitoun, coordinatrice du salon de l'emploi, insiste pour inviter les jeunes diplômés à chercher des formations complémentaires, en plus de celle acquise à l'université. Elle souligne l'apparition de nouveaux métiers, pour lesquels la formation traditionnelle en Algérie n'offre pas beaucoup de ressources. Elle évoque ainsi tous les métiers liés aux nouvelles technologies, à la téléphonie mobile et à l'internet, pour lesquels les filières école, lycée, université, se révèlent insuffisantes.
Un spécialiste des ressources humaines dans une entreprise publique parle, quant à lui, de « nouveaux métiers, de nouveaux besoins », qui nécessitent « une combinaison de plusieurs formations » pour permettre aux jeunes d'être compétitifs. Il se félicite en notant qu'en Algérie, « un grand pas a été franchi, avec une généralisation de l'outil informatique. Il n'y a plus d'ingénieur à l'ancienne. On n'envisage plus de médecin ou d'architecte ne maitrisant pas l'outil informatique », dit-il. Mais il estime que « ceci n'est plus suffisant. Il faut aller plus loin ». Il considère que la licence est devenue « une clé pour entrer dans le marché du travail par le haut. Mais elle constitue désormais un point de départ, sans plus. Ce n'est plus une garantie de succès ».
Il insiste sur « la formation très pointue, ou multidisciplinaire. Un ingénieur ne peut être réellement opérationnel sans une maitrise de la gestion, et de l'informatique. Ces formations sont vitales, mais elles ne sont pas suffisamment assurées dans les circuits traditionnels », dit-il. Il déplore l'insuffisance des passerelles entre filières.
Absence des entreprises publiques
Mme Fella Guitoun note que beaucoup de jeunes exercent des métiers appris sur le tas, après l'acquisition d'un diplôme à l'université. Des secteurs comme l'alimentation, l'automobile, l'information et l'industrie et services ne disposent pas de vraies formations, ou très peu », dit-elle. Pourtant, ce sont des secteurs en pleine expansion, qui ont été pourvus, souvent grâce des cycles court de formations répétés ».
Mustapha Merad, DRH dans une institution publique, note le décalage entre la formation offerte et les besoins des administrations et des entreprises. Mais il souligne aussi les entreprises privées ont appris à recruter, et à se constituer des bases de données. Phénomène rare, mais qui a fait son apparition, certaines entreprises délèguent des représentants pour assister aux soutenances de thèses dans les grandes écoles, pour recruter les étudiants. « Ce n'est pas encore la Silicon Valley, mais c'est un premier pas », dit-il.
Au Salon de l'emploi et de l'entreprenariat, des entreprises se constituent également des bases de données. Mme Fella Guitoun affirme que nombre d'entre elles recrutent, mais beaucoup se contentent de ramasser des CV et se constituent une banque de données pour recruter plus tard. Elle déplore toutefois le peu d'implication des entreprises publiques, « lentes à réagir ». Dans le secteur public, « la prise de décision ne dépend pas d'un responsable précis », dit-elle, affirmant que nombre d'entreprises ont été invitées, « mais elles n'ont pas répondu. Dommage qu'il n'y ait pas de réactivité, dit-elle.
Décalage
Pour les jeunes diplômés, ce contact avec le salon est une première épreuve. Ils apprennent à discuter, tentent de séduire le recruteur, et ils découvrent aussi le décalage entre ce qu'on attend d'eux et ce qu'ils ont à proposer. Mais ils n'hésitent pas. Ils ont des CV qu'ils déposent partout, et ils tentent de comprendre où se trouvent les meilleures opportunités. 20.000 personnes ont visité le salon précédent, ce qui confirme la notoriété de ces rendez-vous.
Ce nouveau monde est cependant assez familier pour les jeunes. Ils connaissent l'ANSEJ (Agence nationale de Soutien aux Jeunes), l'ANEM (Agence nationale de l'Emploi), et savent la précarité de l'emploi des jeunes. Ils maitrisent également les procédures pour créer leur propre entreprise, et les chiffres de l'ANSEJ montrent leur adhésion à la démarche. C'est d'ailleurs un des paradoxes de l'Algérie d'aujourd'hui : une jeune qui ne cherche pas d'emploi crée sa propre entreprise.
Coup d'épée dans l'eau! L'article présent veut simplement dire que les études universitaires ne mènenet à rien ,pauisque le diplôme ouvre à un nouvel apprentissage ou une nouvelle formation ,la première étant quaducque. Alors pourquoi ne pas prendre un raccourci et étudier les orientationzs vers des filières conformes aux besoins réels de la société et selon les nouveaux critères technolologiques actuels. Celà veut dire que notre université est obsolète et que la réforme ne concerne pas les lmd ou autre ,mais le contenu des formations. Quant àla formation professionnelle proprement dite ,elle est en retard d'au moins un demi siècle ,m^me pas au niveau de c qu'elle a été en 1962.On continue de former des métiersinutiles alors que nous parlons d'industrialisation du pays ,avec quelle main d'ouevre spécialisée?
amara - retraité - ALGER, Algérie

16/05/2013 - 95630

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