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naiyach@yahoo.fr
Vêtu des couleurs de son équipe favorite : pantalon blanc, blouson rouge à bandes blanches, vous l'aurez deviné, il s'agit du CRB, ce jeune homme, à l'allure sportive, hèle un taxi. «Belcourt !» Le chauffeur acquiesce de la tête, et notre supporter saute dans le taxi. Notre conducteur en pleine conversation avec son passager interrompt la discussion, et, après un bref regard dans le rétroviseur, s'adresse sur un ton ironique à son client :
- Alors, vous comptez la décrocher cette coupe '
Notre jeune homme, comme piqué au vif, lui répond.
- Vous en doutez, mais bien sûr, nous l'aurons et haut la main, je peux même vous donner le score : 4 à 0.
- Tu es sûr de toi. Les Sétifiens retourneront bredouilles chez eux selon toi '
- C'est du resmi nous sommes les plus forts.
- A ce point ! Il ne faut pas exagérer, le football n'est plus ce qu'il est, le niveau est au ras des pâquerettes, nous n'avons plus d'équipe nationale, et tu crois qu'un club comme le CRB va nous offrir du jeu '
- L'équipe nationale a prouvé ses limites, les joueurs, parce qu'ils viennent de là-bas, on les a montés aux nus, mais les nôtres, on les méprise alors qu'ils jouent mieux qu'eux. On n'a pas eu toujours de la chance, c'est tout. Notre chauffeur, comme sidéré par ce qu'il venait d'entendre, n'a pu s'empêcher de lui rire au nez.
- Plus chauvin que toi je crois qu'il n'y en a pas !
- Pas du tout. On aura notre coupe parce que nous sommes les plus forts.
- Vous pensez que l'Entente va se laisser faire '
Notre supporter s'enflamme alors, gesticule et devient rouge comme une écrevisse.
- Elle n'aura aucune chance avec le Chabab.
Notre passager, qui n'a pas soufflé mot depuis le début du débat, se retourne vers le jeune homme en affichant un large sourire dédaigneux :
- Tu veux que je te dise, eh bien, je viens d'apprendre que le CRB est passée en nationale 1.
Outré, et comme sorti de ses gonds, il lui répond : «Excusez-moi mais vous êtes complètement à côté de la plaque. Vous vous rendrez compte aujourd'hui, quand nous prendrons la coupe et que nous défilerons dans tout Alger ; que nous sommes les meilleurs et que nous méritons la nationale 1» Arrivé à bon port, il payera sa course, saluera les deux compères, en leur lançant : «Je souhaiterais tant vous revoir après le match, afin que vous me donniez raison» ! Eh bien, c'est l'Entente de Sétif qui ne lui a pas donné raison. Je n'aimerais pas être à sa place si un jour il venait à rencontrer nos deux compagnons !


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