Alger - Revue de Presse

Attentats du 11 décembre



Les dessous d’une commission d’enquête Les attentats suicides du 11 décembre dernier, qui avaient brusquement projeté l’Algérie au-devant de la scène médiatique internationale, continuent de produire des répliques politiques... Alors que les travaux pour la remise en état de l’immeuble onusien à Hydra ne sont même pas engagés et les victimes toujours en état de choc, nous avons appris lundi soir que le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, a décidé de désigner une commission d’enquête «indépendante» afin, explique-t-il, «d’établir tous les faits» sur les deux attentats terroristes perpétrés à Alger, le 11 décembre dernier. «Cette enquête indépendante approfondira celle menée sur l’attentat, par le Secrétaire général adjoint à la sécurité, David Veness, qui a remis vendredi dernier un rapport intérimaire au Secrétaire général, Ban Ki-moon», ajoute-t-on dans le communiqué diffusé par l’Organisation. «La composition de ce groupe indépendant, qui comprendra des experts internationaux extérieurs à l’ONU, ainsi que son mandat seront annoncés prochainement», a indiqué la porte-parole du secrétaire général, Mme Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l’ONU, à New York. La mise en place de cette commission, à laquelle avait fait déjà allusion la porte-parole de Ban Ki-Moon, au lendemain des attentats, suscite plus d’interrogations qu’elle n’apporte de réponse. On peut en effet comprendre, dans une lecture au premier degré, que le Premier responsable de l’ONU, pourtant reçu en grandes pompes, n’est pas convaincu des explications qui lui sont fournies par les autorités algériennes, s’agissant des tenants et aboutissants de ces attentats. La décision de l’ONU de constituer cette commission d’enquête indépendante, même s’il n’y a pas lieu d’avoir pour le moment des jugements a priori, tranche avec les propos de Ban Ki-Moon qui n’avait pas hésité à condamner sans ambiguïté le terrorisme qui est derrière ces deux attentats, les considérant comme «une attaque contre toute la communauté internationale, en l’appelant à rester unie et à condamner collectivement cet acte». A-t-il eu, entre-temps, des éléments d’informations nouveaux et autres que ceux qui lui sont remis par les autorités algériennes pour lancer ses propres investigations? Question plus directe: a-t-il des doutes sur l’identité des auteurs de ce double attentat? En tous cas, le silence des autorités algériennes trahit une gêne évidente de leur part. La démarche du Premier responsable de l’ONU pose d’autant plus de questions que, par le passé, des représentants de l’instance onusienne dans le monde avaient été la cible d’attaques terroristes sans pour cela qu’une enquête indépendante soit diligentée. N’y a-t-il pas une volonté d’utiliser cette enquête comme une arme de guerre contre l’Algérie pour lui forcer la main à changer ses positions sur certains dossiers, comme celui d’une base américaine au Sud du pays, pour lutter contre le terrorisme et celui du Sahara occidental, sachant que l’ONU n’est qu’un appendice du Département d’Etat américain? H. Senouci
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