Alger - Revue de Presse

Attentats du 11 décembre



Grave dérapage d’Al-Jazeera Notre pays ne cessera pas de payer au prix fort son refus d’autoriser la chaîne de télévision Al-Jazeera d’ouvrir un bureau à Alger... Depuis que cette chaîne émet à partir de Rabat, surtout son journal du Maghreb diffusé à vingt-trois heures, elle est violemment montée en cadence dans son hostilité à l’égard de notre pays. Après avoir été le relais du GSPC, en diffusant presque «en live» les images des attentats de Lakhdaria et Dellys, voilà que cette chaîne pousse le bouchon de la provocation plus loin. Sur son site Internet, elle a lancé un sondage demandant aux internautes s’ils sont pour ou contre les attentats du 11 décembre. Pas moins! Plus que les réponses des uns et des autres, c’est le sondage en lui-même qui constitue un dérapage professionnel éthique. Car demander à des internautes s’ils sont pour ou contre les attentats terroristes du 11 décembre, c’est entrer dans la logique de leurs auteurs, c’est même les cautionner implicitement. Une telle dérive n’a pas laissé indifférent le Premier responsable de la télévision nationale. Dans une déclaration, Hamraoui Habib Chawki, également président de l’Union des Radios arabes, a souligné que le sondage réalisé par la chaîne Al-Jazeera dont l’énoncé est le suivant «Etes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger ?», constitue un «dérapage dangereux qui fait de cette chaîne le porte-parole officiel du terrorisme et de la criminalité». Il a estimé que poser la question de cette façon n’est pas seulement «une manœuvre et une justification des actes terroristes» mais, bien plus, «une couverture, une complicité, voire même une alliance» avec le terrorisme, précisant à cet effet que les Algériens et les Algériennes sont contre le terrorisme et ses relais». Le comportement d’Al-Jazeera «ne peut être accepté ni en Algérie ni ailleurs par toute personne digne qui dénonce le terrorisme et la criminalité», a souligné M. Hamraoui, considérant ce comportement d’»utilisation abjecte de la noble mission des médias et de la presse». «Nous ne nous limitons pas à dénoncer ou à condamner cette aberration, mais nous appelons tous les Algériens, gouvernement, partis et société civile à prendre des positions à même de défendre l’honneur et la dignité de nos martyrs», dira le directeur de l’ENTV qui a estimé que ce sondage «ne répond à aucune morale ou professionnalisme», précisant que «d’aucuns n’accepteraient de tels manœuvres et dérapages dangereux». La réaction du responsable de l’ENTV constitue ce qu’on peut qualifier de minimum syndical. Mais depuis que ces attaques durent, au nom d’une autonomie éditoriale et d’un professionnalisme douteux, n’aurait-il pas fallu trouver une réplique à la mesure de la charge. A savoir qu’au lieu de cette réaction de vierge effarouchée, on aurait souhaité plus d’actes percutants de la part de l’ENTV qui continue à agir comme si elle était la seule à s’adresser à l’opinion algérienne. Et tant que le pouvoir n’est pas convaincu de la nécessité d’ouvrir l’audiovisuel pour y apporter un souffle novateur, un souffle de professionnalisme et d’inventivité, d’autres sondages et d’autres attaques sont à attendre. La seule réponse pour nous est de présenter un produit de meilleure qualité. Sur ce plan, nous sommes hélas très loin du compte avec une ENTV qui continue à être régie comme au temps du parti unique. H. Senouci
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)