71.339 personnes atteints d’infections respiratoires
L’importance de la mise en place d’observatoires qualifiés, dans l’analyse des tendances de l’écologie microbienne est plus qu’impérative, surtout lorsqu’on sait que les enfants sont les plus vulnérables face à ces infections qui, même prises en charge, peuvent laisser des séquelles indélébiles, ont soutenu les animateurs de la première journée scientifique au thème «des infections respiratoires» organisée jeudi dernier à l’hôtel Sheraton à Oran. Regroupant l’ensemble des pneumologues de l’ouest algérien, cette réunion scientifique a eu pour objectif, d’harmoniser la prise en charge des infections respiratoires, ceci en tenant compte des nouvelles données en matière d’épidémiologie, de pharmacopée et de prescription. Dans son allocution d’ouverture, le professeur Mr Berrabah est revenu sur le caractère caritatif de l’association qu’il préside qui est, et restera, précisera –t-il, ouverte aux idées novatrices et constructives. Il reviendra par ailleurs, sur les différentes pathologies respiratoires, tel que l’asthme, la tuberculose, le tabagisme ainsi que les infections respiratoires. Comme il abordera également, le taux de mortalité dû aux infections respiratoires et qui dépasse largement les 30% en milieu hospitalier. Au niveau de la région ouest, dira ce spécialiste, ce sont 71.339 personnes qui sont hospitalisées pour différentes infections respiratoires. Parmi ces derniers, on compte 1867 enfants. Ces derniers, sont les plus vulnérables à ces pathologies respiratoires ainsi que les personnes âgées de plus de 65 ans, précisera t-il. Sur son intervention, le professeur Berabah a révélé que sur la totalité des personnes se présentant en consultation pour un symptôme respiratoire, 80% sont des enfants. D’où le taux de mortalité assez élevé des enfants âgés de moins de 5 ans et notamment, chez les sujets de plus de 65 ans. Toutefois, il faut préciser que l’existence de plus en plus élevée de facteurs de risques et du vieillissement naturel de la population, porteuse de pathologie cardiovasculaire, est source d’aggravation de ces infections. Ce même professeur reviendra également, sur l’incapacité des autorités sanitaires à mettre en place des observatoires qualifiés dans l’analyse des tendances de l’écologie microbienne. Il est utile de rappeler aussi, que la saison hivernale est connue pour favoriser ces infections. Les spécialistes venus de la capitale, ainsi que des deux pôles universitaires de l’ouest (Tlemcen et Sidi bel Abbés), contribueront également, en rapportant leur expérience dans la prise en charge de personnes souffrant de pathologies infectieuses. Ils aborderont à leur tour, l’infection pulmonaire, en rappelant que cette dernière touche, dans le monde, prés de 4 millions de personnes. Au niveau national, on compte prés de 240.614 malades souffrant de pathologies respiratoires hospitalisés. L’on soulignera lors de cette rencontre, que le plus fort taux de décès du à ces infections, a été observé au niveau de la ville de Tiaret qui a compté 363 décès en 2006. Des chiffres qui parfois sont bien loin de la réalité !
H.Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com