Les enseignants contractuels suspendent leur grève de la faim
Une cinquantaine d’enseignants contractuels en grève de la faim depuis 42 jours au niveau du siège du Snapap à Alger ont suspendu hier leur mot d’ordre après que huit d’entres eux ont été évacués d’urgence dans un centre médical privé pour insuffisance rénale.
Les raisons de santé ont amené donc le syndicat à lever la grève de la faim la plus longue jusqu’ici. «Survenant après 6 semaines de la grève de la faim, cette volonté ne peut qu’entraîner des conséquences critiques, irréversibles et potentiellement mortelles à court ou moyen terme. Aucun gréviste de par le monde n’ayant jamais survécu plus de 65 jours, la majorité pas plus de 50-60 jours en fonction de l’état physique de départ «, lit-on dans un rapport médical du Conseil national des enseignants contractuels affiliés au Snapap. Le président du conseil national de la santé publique a pour sa part déploré l’attitude des pouvoirs publics «qui font semblant d’ignorer la gravité de la chose». Cela dit, les grévistes ne comptent pas baisser les bras puisque, dans un communiqué qui nous a été remis hier, le conseil national des enseignants contractuels (Cnec) compte reprendre la grève de la faim après le mois de Ramadhan.
D’ici là, les enseignants contractuels ne voulaient pas lâcher prise par rapport à leur titularisation en appelant demain à un sit-in devant la présidence pour parvenir à leur «droit d’intégration» après que le secrétaire général du ministère de l’Education leur a signifié un niet catégorique.
Pour le Cnec, la question du concours obligatoire invoquée par le département de Benbouzid qui vient conformément à l’ordonnance reste insignifiante du moment que le statut de la corporation n’est pas encore finalisé. Et le Cnec menace de recourir à d’autres actions de protestation si aucune solution n’est proposée pour remédier à la situation. Pour rappel, quelque 45.000 dossiers ont été déposés au niveau du ministère de l’Education pour un éventuel poste d’enseignant. Si pour le moment le bras de fer entre les enseignants contractuels et le département de l’Education est différé à l’après-Ramadhan, il n’en demeure pas moins que la vague de la protestation se radicalise et que le gouvernement fera bel et bien face à une rentrée sociale des plus chaude suite aux menaces des syndicats autonomes. «Seul un dialogue serein est en mesure d’endiguer cette colère qui grandit de jour en jour», soutiennent les concernés.
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Abed Tilioua
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com