Les responsables algériens adoptent un ton mesuré
Il n’y a aucun problème avec l’opérateur de téléphonie fixe Lacom et tout ce qui se dit dans ce sens n’est que pure affabulation.
C’est en substance le message qu’ont voulu livrer, hier, le ministre des Télécommunications et des Technologies de l’Information, Boudjemaa Hichour, et le directeur général de l’ARPT, Mohamed Benfodil. A l’ouverture des travaux de la rencontre régionale arabe sur le système de téléphonie VOIP, les deux responsables n’ont pas manqué de montrer leur étonnement face à ce qui se dit, par presse interposée, au sujet du litige qui oppose Lacom à l’opérateur historique, refusant de faire une quelconque déclaration qui pourrait éventuellement envenimer les choses. Ceci, d’autant plus que les responsables de Lacom ont fait savoir à l’autorité de régulation leur mécontentement face à ce qu’ils appellent «un traitement de faveur pour AT».«Nous entretenons des relations amicales avec Lacom, et je peux vous assurer que je n’ai pas été interpellé par cette entreprise sur une quelconque décision de retrait du marché algérien», a dit le premier responsable de l’Autorité de régulation des télécommunications. Il assurera par la même occasion: «Nous travaillons ensemble pour trouver des solutions aux problèmes qui peuvent survenir. Nous avons des cahiers des charges que tout le monde est tenu de respecter. C’est notre rôle. Par ailleurs, c’est vrai qu’il y a des entreprises qui n’arrivent pas à remplir leur plan d’investissement et c’est la logique du marché», a fait remarquer le même responsable. Ce dernier refuse toutefois de dire si le litige qui envenime les relations entre Lacom et Algérie Télécom est à l’origine d’une quelconque décision de retrait de l’opérateur égyptien du marché algérien. La même position est retrouvée chez le Premier responsable du secteur. La rencontre d’hier qui a réuni 20 pays arabes a également été l’occasion d’annoncer des nouveautés pour le secteur. Il s’agit du portable 3ème génération. Un texte est actuellement à l’étude au niveau du ministère, il sera présenté en conseil de gouvernement dans quelques jours pour adoption. Par ailleurs, en juin prochain, il sera procédé à l’ouverture officielle du village Internet construit dans la ville de Sidi Abdallah à l’Ouest d’Alger. Concernant le nombre d’utilisateurs du téléphone portable en Algérie, le ministre l’estime à 21 millions, un nombre très appréciable puisqu’en 2001 «ils n’étaient que 54.000 utilisateurs». Pour M. Hichour, «c’est grâce au travail appréciable de l’ARPT pour le respect des cahiers des charges qu’une telle performance a été atteinte». Concernant l’utilisation du protocole VOIP (Voice Over Internet protocol), le ministre dira que beaucoup de travail reste encore à faire dans ce sens. Et c’est justement le but de cette réunion régionale: trouver des solutions à même de développer ce moyen de communication, de le vulgariser parce qu’il revient moins cher et est de bonne qualité. L’Algérie compte parmi les rares pays, si ce n’est le seul, à ouvrir ce domaine à la concurrence. Dans certains pays, son utilisation est même interdite. Actuellement, il existe plus de 10 opérateurs algériens qui ont été autorisés à investir dans ce domaine.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com