Alger - Revue de Presse

Après l’explosion d’une bombe à Bordj El Kiffan



Sécurité renforcée sur les plages Craignant une brusque recrudescence des actes terroristes au moment même où la saison estivale bat son plein et le flux des vacanciers est en nette progression, les services de sécurité sont résolus à relever le niveau de vigilance.   Les services de sécurité ont redoublé, depuis hier, de vigilance après l’explosion d’une bombe visant des policiers chargés de la circulation jeudi à Benzerga (Bordj El Kiffan), quartier natal de Hassan Hattab, faisant trois blessés parmi les forces de l’ordre. Car, il apparaît évident maintenant que le GSPC est aux portes de la capitale après plusieurs années d’une absence presque totale. Les services de sécurité auraient même depuis un mois des informations attestant de la présence de plusieurs activistes dans la capitale, une présence qui aurait été signalée il y a une quinzaine de jours par la police nationale. Il y a lieu de rappeler ici qu’une autre bombe du même type a été localisée dans le même lieu par les artificiers de la police, qui ont été dépêchés sur les lieux. Celle-ci a été désamorcée alors qu’au même moment, une troisième a explosé à quelques kilomètres de la très populaire plage El Kadous, dans la commune de Heuraoua, à une trentaine de kilomètres à l’est d’Alger, heureusement sans faire de blessés. M. Ali Tounsi, directeur général de la sûreté nationale, s’est déplacé en personne sur les lieux, quelque temps après l’attentat, et une vaste opération de recherches et de ratissage a été aussitôt déclenchée par les forces combinées de l’ANP, de la Gendarmerie nationale et de la police. Les recherches se sont poursuivies durant toute la journée de vendredi et hier. Ainsi, sur les lieux et dans les environs, plusieurs barrages ont été dressés dans la localité et les communes avoisinantes (Bordj El Bahri, Dergana, Bordj El Kiffan) pour tenter d’encercler le groupe auteur de l’attentat. En outre, craignant une brusque recrudescence d’actes terroristes au moment même où la saison estivale bat son plein et le flux des vacanciers est en nette progression, les services de sécurité sont résolus à relever le niveau de vigilance. C’est les 48.000 gendarmes mobilisés pour l’été dans le cadre du plan national Delphine, qui vise depuis 2001 à lutter contre le crime et les comportements incivils, à réduire le nombre d’accidents sur les routes et à assurer la surveillance et la sécurité des forêts dans les 14 wilayas côtières qui seront chargés de faire face à ce risque terroriste. Ces gendarmes disposent d’environ 8.000 véhicules, 9 hélicoptères, 4.300 motos et 200 chiens pour leurs opérations de sécurité. Et comme on l’avait écrit sur ces mêmes colonnes, le gouvernement est décidé à passer à une vitesse supérieure dans la lutte contre le terrorisme, après la fin du délai, offert aux terroristes de quitter les maquis, prévu dans la charte de la réconciliation nationale. Parmi les dispositions prises par les services de sécurité dans ce cadre, l’instauration d’une sorte d’un couvre-feu dans les 7 wilayas où les terroristes continuent de sévir. Il s’agit d’après les mêmes sources de Médéa, Bouira, Boumerdès, Tizi Ouzou, Aïn Defla, Chlef et Tissemsilt. Il paraît que dans des cas qui seront jugés «urgents», les services de sécurité qui seront chargés des opérations demanderont la suspension des transmissions téléphoniques momentanément afin d’éviter les contacts entre les terroristes et leur fuite. Ces mesures sont d’autant plus nécessaires que les estivants envahissent les plages cet été, car la température dans les villes a atteint les 37 degrés Celsius, avec souvent un niveau d’humidité de 95%. La vague de chaleur et les foules qu’elle entraîne ont donc incité les autorités à prendre des mesures de précaution dans les zones de loisirs. Plus de 3.000 personnels de premiers soins ont été mobilisés sur les 294 plages ouvertes à la baignade dans les 14 wilayas côtières. Selon les prévisions du gouvernement, près de 12 millions de personnes fréquenteront les plages algériennes cette année. Idir D.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)