Alger - Revue de Presse

Après avoir connu l’aisance dans les années 60, 70 et 80



Le commerce informel menace l’industrie du cuir Malgré la qualité du produit manufacture de chaussures, de vêtements cuir et maroquinerie, l’industrie du cuir en Algérie vit ses plus critiques moments. C’est ce qui ressort de l’état de lieu établi par M. Zouggar Mohand, président directeur général de EPE/SPA-MVL cuir Cheraga, qui s’exprimait, hier, à la faveur d’un point de presse, animé au siège de l’UGCAA. A cet égard, M. Boulenouar, représentant du l’UGCAA expliquera que le marché algérien connaît un dysfonctionnement. «L’UGCAA œuvre pour la régulation de l’activité commerciale en Algérie. Nous sommes actuellement à 1.250.000 registres de commerce alors qu’on peut arriver à 5 ou 6 millions de registres de commerce. Cet état de lieu s’explique, essentiellement, par la contrefaçon, ce qui donne une mauvaise idée sur l’investissement dans notre pays». Pour sa part, le P-dg de EPE/SPA-MVL cuir rappellera que l’industrie des cuirs, la manufacture de chaussures ainsi que d’articles de maroquinerie et de vêtements en cuir est, historiquement, une activité de longue tradition en Algérie. «Après l’indépendance, le développement de ce secteur a été marqué par le passage au stade industriel durant les 3 décennies 60,70 et 80 par d’importants investissements, particulièrement publics, dans tous les métiers du cuir. Des investissements privés dans la chaussure et la maroquinerie, dans un premier temps, ont également été injectés, puis dans les tanneries», a-t-il indiqué. Il soulignera, toutefois, que depuis les années 1990, cette industrie a connu un arrêt des investissements publics par l’abandon de la planification centralisée et l’apparition et la prédominance des activités de négoce au détriment de la production. M. Zouggar mettra l’accent sur la qualité du produit national, connu à l’échelle mondiale, menacé aujourd’hui par la crise du marché local de la manufacture et l’exportation massive et incontrôlée de la matière brute. «L’industrie du cuir en Algérie est menacée par l’informel et la contrefaçon. Il y a, aussi, un autre facteur qui est celui des mentalités, car malgré la qualité certaine de nos produits, beaucoup de gens préfèrent ceux importés de l’étranger même s’ils sont de qualité inférieure».
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