Alger

Analyse du jeudi



La semaine la plus calme Depuis jeudi dernier, aucun acte terroriste n’a été signalé à travers l’ensemble du territoire national. Le fait que toute une semaine s’achève dans le calme le plus absolu a tellement été inhabituel, depuis plus d’une décennie et demie, pour que l’on ne s’y arrête pas. D’autant que le mois en cours a commencé, la semaine dernière, par des actions criminelles dans la pure tradition terroriste contre des ressortissants étrangers (Russes et Ukrainiens) dans la wilaya de Aïn Defla et des forces de sécurité (un barrage routier de la gendarmerie nationale) dans celle de Tizi-Ouzou. Actions aussitôt triomphalement exhibées comme un haut fait de guerre par l’ex-GSPC qui voulait ainsi étrenner la consécration, en qualité de tête de pont d’«Al-Qaïda au Maghreb» pour laquelle il n’a cessé de faire couler le sang des Algériens depuis sa création en 1998, qu’il a fini par obtenir de Ben Laden le 24 janvier 2007. La série d’attentats synchronisés à l’explosif et aux véhicules piégés qui a suivi dans deux wilayas de Kabylie (le 13 février) contre des édifices sécuritaires a eu plus pour effet de frapper l’imagination du fait de sa répercussion médiatique que d’être comptabilisée autrement qu’un acte des plus criminels. Elle a également eu pour effet immédiat surtout de voir plomber ses velléités de récidives dans la même forme au point où une autre série d’attaques armées dans les mêmes wilayas (le 28 février) a essuyé un échec retentissant par une riposte systématique des forces de sécurité qui ont mis en fuite les assaillants partout où ils se sont aventurés. Cette stratégie inédite d’engager des attaques simultanées et synchronisées à moindres frais, par laquelle l’ex-GSPC cherche à paraître comme détenant une certaine puissance, qui reste surtout propagandiste, ne lui ayant pas réussi, il est revenu à sa tradition de traîtrise terroriste en s’en prenant à de simples ressortissants étrangers du fait de leur confession religieuse ou contre des agents de la force publique dans leur travail normal sous toutes les latitudes à travers le mode de contrôle routier (les 3 et 4 mars). La tentative, les jours suivants, de s’attaquer à une brigade de gendarmerie dans la wilaya de Bejaia (le 8 mars) a rencontré une riposte fulgurante où les terroristes n’ont trouvé leur salut que dans la fuite. La veille, une bombe artisanale contre le siège d’une même brigade a tout juste écaillé un mur d’enceinte. Depuis, tout au long de cette semaine, c’est le calme plat. Un proverbe, bien de chez nous, dit que lorsqu’une fourmi se dote d’ailes, elle finit par se faire gober. En s’arrimant à Al-Qaïda, avec l’espoir de sortir de son isolement et se redonner une dimension plus large et extranationale à jamais perdue, l’ex-GSPC ne semble pas avoir eu conscience du pas fatal qu’il venait de faire alors que se tendait encore en sa direction la main généreusement réconciliatrice du pays. C’est en fait vers sa pure et irrémédiable perte que l’a conduit son aveuglement, même si la propagande d’Al-Qaïda voudrait faire de la saison printanière qui s’annonce la sienne, en promettant des actions meurtrières dans plusieurs pays où elle est représentée, l’Algérie compris. Elle tentera sans aucun doute de s’y essayer. Elle n’obtiendra rien d’autre que de faire couler inutilement encore des larmes et du sang.
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