Une journée ordinaire. L'ambiance qui régnait, hier, aux sièges des partis FLN et RND n'avait rien à voir avec l'ambiance des grands jours, celle des rendez-vous électoraux.Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Une tournée dans l'après-midi de la journée d'hier nous a permis de constater une ambiance morose qui tranche avec celle que les deux partis vivaient lors des rendez-vous électoraux d'avant le mouvement populaire du 22 février 2019 qui ciblait, entres autres, ces deux formations sur lesquelles le régime de Bouteflika s'est appuyé quatre mandats durant.
Au siège du RND, sur les hauteurs d'Alger, à Ben-Aknoun, en cette journée ensoleillée, rien n'indiquait que le parti est concerné par le référendum. Aux environs de 14h, le siège était pratiquement vide. Il n'y avait ni les militants, ni les sympathisants et encore moins les responsables du parti.
«Il n'y a personne à l'intérieur», nous informe un agent à l'entrée du siège. «Y compris le secrétaire général ou le chargé de communication», a-t-on insisté. «Il n'y a personne. Le secrétaire général et son équipe sont venus le matin et y sont restés juste quelques instants. Ils ont pris des photos et ont quitté les lieux», précise l'agent d'accueil.
Au siège du FLN, à Hydra, l'ambiance n'est pas différente mais quelques responsables du parti étaient quand même dans leurs bureaux.
À l'extérieur du siège, aucun mouvement particulier. À l'intérieur, dans la salle des réunions, transformée à l'occasion en «une salle des opérations», deux militants conversaient. Après les salutations d'usage, ils nous invitent à monter au deuxième étage où l'ambiance est plutôt maussade.
«Il faut attendre la fin de la journée, à partir de 17h peut-être, pour voir le siège animé et plongé dans l'ambiance électorale», nous explique Mohamed Lamari, conseiller à la communication du secrétaire général du parti.
Cela avant de détailler le plan de suivi des opérations électorales adopté par sa formation. Ainsi, selon lui, des cellules de suivi sont installées au niveau de toutes les mouhafadhas du pays. Elles sont constituées des mouhafedhs, des membres du comité central de la mouhafadha et des élus. «Nous recevons les informations et les rapports de ces cellules ici au niveau du siège national où une cellule de suivi présidée par le secrétaire général est mise en place. Cette cellule est composée également des membres du bureau politique et des conseillers du secrétaire général», a-t-il expliqué,
Notre interlocuteur refuse d'admettre le rejet populaire de son parti lors des manifestations populaires durant lesquelles le slogan «FLN dégage» était l'un des slogans phares du mouvement populaire.
«Durant la campagne pour le référendum, nous avons animé 23 meetings populaires. L'essentiel pour nous est de reprendre le contact avec les militants et le peuple après le Hirak. Nous n'avons enregistré aucun incident et nous n'avions pas ressenti de rejet populaire », explique-t-il.
Pour notre interlocuteur, la nouvelle Constitution instaure les conditions de l'édification de nouvelles institutions qui sont à même de répondre aux revendications du Hirak.
Il évoque l'alternance en ce qui concerne les mandats présidentiels et parlementaires, le durcissement de la lutte contre la corruption, le renforcement du statut de l'amazighité et la constitutionnalisation de l'Autorité des élections qui est, selon lui, «le vrai garant du changement».
K. A.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Aimeur
Source : www.lesoirdalgerie.com