Alger - Revue de Presse

Alors que la rentrée est fixée au 3 septembre



Menace de grève à l’université   Le Conseil national des enseignants du supérieur revient au devant de la scène et brandit la menace d’entrer en grève dès la rentrée universitaire prochaine... La décision devrait être prise en fait le 2 septembre lors d’une réunion du conseil national du syndicat. Ce qui milite pour cette éventualité c’est sûrement l’attitude affichée par les sections pro-grève du CNES qui ne cessent de reprocher aux autorités et à la tutelle en premier lieu de ne pas avoir respecté les engagements pris avant la fin de l’année passée, à savoir l’augmentation des salaires, l’octroi de quotas de logements aux enseignants du supérieur, la prime de documentation et la formation. Il s’agit là des points qui figurent dans la plate-forme de revendication du CNES. Par ailleurs, les enseignants du supérieur font état de multiples blocages dressés devant ceux parmi eux qui ont observé la grève malgré son interdiction, voyant ainsi leurs salaires diminués de moitié, d’autres exclus ou poursuivis en justice. De plus, malgré les multiples promesses du ministère, assurent les enseignants du CNES, et en dépit de deux accords signés et de plusieurs rounds de négociations, ainsi que la grève observée au sein de «plusieurs centres universitaires, durant plusieurs mois», la tutelle «ne semble pas prendre la menace au sérieux». En effet, le ministre de l’Enseignement supérieur, interrogé à Béjaïa où il assistait à l’université d’été du FLN, s’est dit «confiant quant au déroulement de la rentrée». Selon lui, «tous les moyens seront mis en œuvre pour assurer une rentrée dans les meilleures conditions qui soient», en soulignant que «l’université algérienne offrira des places pédagogiques et l’hébergement à tous les étudiants». «C’est ce que l’on appelle passer d’un revers de la main tous les problèmes posés dans le secteur», dira un membre du CNES. Il y a lieu de faire observer ici que certaines sources font état avec insistance de l’envoi, par le ministère de l’Enseignement supérieur, d’une note aux présidents des universités connaissant un blocage du fait de la grève du CNES, leur ordonnant d’organiser par tous les moyens possibles les examens de rattrapages, leur fixant même la date des «4 et 5 septembre prochains», c’est-à-dire un jour après la rentrée officielle. Une sortie qui vient, faut-il le souligner, au moment où le doute plane sur la rentrée et sur les quelques 220 nouveaux étudiants, et au moment où beaucoup d’étudiants inscrits font face au refus des enseignants de tenir les examens. A noter enfin que l’université d’été du CNES (Conseil National des Enseignants du Supérieur) s’ouvrira le 2 septembre prochain au centre de loisirs et de repos de la Munatec de Tipaza. Cette université, devant se poursuivre jusqu’au 4 du même mois, planchera sur trois questions, à savoir la «place de l’enseignant universitaire dans la société algérienne: réalités et perspectives», la «réforme du secteur de l’enseignement supérieur: entre obligations et choix» ainsi que «les libertés syndicales et la formation syndicale». Tahar A.O.
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