Alger - Revue de Presse

Alors que des familles chimiques, comme la DDT, sont toujours en commerce



Des insecticides dangereux circulent sur le marché algérien Les ménages utilisent des quantités énormes qui se situent à quelque 30 à 35 millions de bouteilles d’insecticides par an. Seulement, il se trouve que la majorité de ces produits douteux et sous évalués, provenant des pays réputés pour la contrefaçon à savoir la Chine, la Turquie et l’Espagne, sont mis sur le marché par certains importateurs avides de gains faciles sous différents labels inconnus, en plus des anciennes familles d’insecticides chimiques, à l’instar de la DDT découverte en premier en 1940, d’un niveau de toxicité très dangereux et qui sont toujours distribuées au su et au vu de tout le monde. Ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme. Certains opérateurs algériens connu sur le marché national, en l’occurrence Moubyd, ont averti contre la toxicité de ces produits ayant des effets néfastes sur le système nerveux de l’Homme pouvant même provoquer des troubles de comportement et dans les cas extrêmes peuvent même être cancérigènes. C’est ce qu’a révélé, hier, lors d’une conférence de presse à l’UGCCA, M. Hamid Laribi, directeur général de COPHID, une entreprise privée spécialisée dans la transformation et le conditionnement des insecticides. Il a profité de cette tribune que lui a offerte l’UGCAA pour interpeller les pouvoirs publics, notamment les départements de l’agriculture, de la santé et du commerce ainsi que la communauté scientifique représentée par l’institut national d’agronomie (INA) et l’institut national pour la protection des végétaux (INPV) pour la mise à jour des homologations de molécules et des formules. Pour l’intervenant, il faut mettre sur le marché la dernière génération d’insecticides notamment les pyréthrinoïdes de synthèse, très en vogue aux Etats-Unis d’Amérique et en Europe. Et ce pour leur efficacité sur les hématophages, ces suceurs de sang qui peuvent provoquer le paludisme. Du coup, le premier responsable de COPHYD se dit très peiné de voir certains opérateurs importer des insecticides, matières actives extrêmement dangereuses comme on importe les parfums et les clefs à manettes. Il a appelé à ce titre à moraliser l’utilisation des insecticides et la révision des textes régissant cette activité pour éviter tout dérapage dont on ne pourrait plus mesurer les conséquences. Lorsqu’on sait que les ménages consomment environ 35 millions de bouteilles d’insecticides par an, au-delà de la désinsectisation publique qui s’opère notamment dans des vides sanitaires regorgeant d’eaux usées, sur la végétation fournie, des égouts à ciel ouvert, les décharges sauvages et les bidonvilles qui constituent, en effet, autant de facteurs générateurs d’insectes volants et rampants, en particulier les moustiques, ces insectes suceurs de sang, qui empoisonnent la vie de la population durant les périodes de grande chaleur. Les interventions de fumigation des services d’assainissement des différentes APC restent défaillantes et sporadiques. Quant à la désinsectisation domestique notamment dans les restaurants, l’industrie agroalimentaire, les hôpitaux, les élevages, l’agriculture et le jardin, l’utilisateur, en manque flagrant d’information et de sensibilisation à ce sujet, a l’embarras du choix devant les différentes formes d’insecticides. A titre d’exemple, le gel et la poudre d’insecticide, les pièges glu, les fumigènes, les aérosols, les granulés et la désinsectisation électrique connue sous le nom de pastilles.
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