Purge annoncée dans les rangs de la police
D’aucuns s’attendent à une purge dans les rangs de la police à la suite des deux attentats suicides perpétrés le 11 décembre à Alger et qui ont fait 41 morts.
C’est du moins ce qui ressort de l’intervention du Directeur général de la sûreté nationale (DGSN) devant les cadres supérieurs et hauts officiers de la police de la wilaya d’Alger, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de l’Aïd El-Adha qui s’est déroulée au niveau du 8e groupement des Unités républicaines de sécurité (URS) de Kouba. En effet, Ali Tounsi, a annoncé avant-hier que des sanctions allaient être prises à l’encontre des fonctionnaires de la police qui manqueront à leur mission. «Il n’est plus question de fermer les yeux sur l’incapacité de certains à gérer les crises et les situations extrêmes dans la conjoncture actuelle», dira, plus clairement, le patron de la police. Ce dernier ne laisse planer ainsi aucun doute sur les mesures qui seront prises incessamment. Il sera question de réévaluation du potentiel de chacun des cadres de la sûreté nationale. «Nous sommes, dira M. Tounsi, face à un ennemi qui ne recule devant rien pour faire parler de lui», en commettant les plus abjects des crimes contres des innocents, «sans distinction aucune».
En somme, seuls «ceux qui peuvent assumer la charge de faire face (au terrorisme) vont rester» dans les rangs de la police. Le patron de la police expliquera que «ceux qui ne sortiront pas aptes de ce nouveau système d’évaluation des aptitudes, tant physiques que morales, pourront toujours être affectés à des postes subalternes». Il ne sera ainsi plus question de «fermer les yeux sur l’incapacité de certains à gérer les crises et les situations extrêmes, dans la conjoncture actuelle». M. Tounsi ira plus loin dans ses mises en garde en soulignant qu’aucun manquement «de la part de ceux qui ont en charge la gestion des différentes structures de la police, notamment la sécurité des biens et des personnes» ne sera toléré, en ajoutant qu’il faut s’attendre «également à un grand mouvement au sein des rangs de la sûreté nationale, au cours des prochaines semaines».
Pour rappel, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, avait estimé que les attentats suicides, revendiqués par la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb et qui ont visé les sièges du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Hydra et celui du Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, avaient été rendus possibles en raison d’»une baisse de la vigilance». Il expliquait que «les services de sécurité, pris de court depuis les attentats d’avril ayant ciblé le Palais du gouvernement, ont été tenus depuis en haleine mais la relative accalmie de ces derniers temps leur a fait baisser la garde». Il avait aussi évoqué sur les ondes de la radio nationale, chaîne I, «une possible mise en place d’un nouveau plan sécuritaire pour la capitale».
Farida Kadache
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com