Les travaux de dépollution de l'Oued El Harrach (Alger) et l'aménagement de ses rives ont été officiellement lancés mercredi pour une enveloppe globale de 38 milliards de dinars, la fin des travaux étant prévue fin 2015, indiquent mercredi les concepteurs du projet.
Ce projet, dont la réalisation a été confiée au groupement algéro-coréen (Cosider-Daewoo Constructions), est destiné à traiter les eaux de l'oued sur près de 18,2 km à travers, entre autres, le renforcement des capacités d'épuration des eaux usées et l'aménagement d'aires de loisirs sur les deux rives du cours d'eau pollué depuis plusieurs décennies par les rejets domestiques et ceux des unités industrielles.
La cérémonie de lancement des travaux s'est déroulée sur l'embouchure de l'oued au niveau de la commune de Mohammadia en présence, notamment, du ministre des Ressources en eau, ministre par intérim des Transports, Abdelmalek Sellal, et le wali d'Alger, Mohamed El Kebir Addou.
Dans une déclaration en marge de la cérémonie, M. Sellal a affirmé que ce projet "permettra de donner une nouvelle image de la région est d'Alger et des communes algéroises riveraines de l'oued en particulier".
Au-delà de sa dépollution, la réhabilitation de l'oued El Harrach portera également sur la mise en place d'espaces de loisir et de baignade, a-t-il précisé, ajoutant que les mauvaises odeurs provenant de ce cours d'eau "ne seraient bientôt plus qu'un mauvais souvenir".
De son côté, M. Addou a souligné que la réhabilitation de ce cours d'eau représente "la colonne vertébrale du projet de réhabilitation de la baie d'Alger".
L'oued El Harrach est d'une longueur totale de 67 km dont près de 19 km dans la capitale, alors que le reste de son parcours s'étend sur les wilayas de Blida et de Médéa.
Le projet de sa réhabilitation porte, en particulier, sur son recalibrage, la réalisation de trois jardins filtrants, la mise en place de systèmes de contrôle et surveillance de la qualité de l'eau, ainsi que de prévision et d'alerte des crues, la construction de ponts et passerelles et la réalisation de stations de pompage d'une capacité de 90.000 mètres cubes par jour.
Il consiste également en la plantation d'arbres de diverses tailles et de pelouse en gazon, la réalisation de six aires de jeux pour les enfants, l'aménagement de pistes cyclables et pistes pour jogging, la réalisation d'une quinzaine de terrains de sports et deux piscines en plein air.
Les principaux objectifs attendus de cette importante opération portent, quant à eux, sur la transformation de l'oued en un nouveau centre de gravité de la baie d'Alger autour duquel seront implantés plusieurs projets structurants comme la Grande Mosquée d'Alger, le Musée d'Afrique et la Gare centrale.
Dans sa globalité, le projet de dépollution de l'oued El Harrach s'inscrit dans le plan d'aménagement de la baie d'Alger, "partie intégrante" de la stratégie de réhabilitation de la ville d'Alger, qui s'étend jusqu'en 2029.
Par ailleurs, les travaux d'assainissement opérés par la Société des eaux d'assainissement d'Alger durant les cinq dernières années ont permis de porter à 67 le nombre de plages ouvertes à la baignade contre 46 en 2007.
En outre, la station d'épuration des eaux usées de Baraki verra ses capacités doubler en passant de 900.000 m3/jour, soit 1,5 million équivalent habitant, à 1,8 million m3/j (3 millions équivalent habitant).
Ceci permettra de renforcer les capacités d'assainissement et surtout de réduire sensiblement le rejet d'eaux usées vers les plans d'eau de la capitale, notamment sur l'oued El Harrach, ont affirmé des cadres de la Seaal lors d'une présentation faite au niveau de la station de Baraki.
APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Maghreb Emergent
Source : www.maghrebemergent.info