Au lendemain du double attentat perpétré à Alger par des kamikazes contrele Palais du gouvernement au centre de la capitale et le commissariat de BabEzzouar à l'Est faisant, selon un bilan définitif, 34 morts et 222 blessés, lavie a repris son cours sur fond de malaise, de craintes et beaucoupd'interrogations. La vie a repris son cours mais «...timidement...». Les rueshabituellement animées, surtout le jeudi, étaient tout de même, moinsfréquentées. Les algérois, sous le choc, parlaient tous des attentats. Certains lisaientles gros titres de la presse écrite étalés chez les vendeurs de journaux.L'attentat était le sujet de discussion pratiquement de l'ensemble desalgérois. Ils racontaient où ils se trouvaient et ce qu'ils ont ressenti aumoment de la déflagration, qui rappelle-t-on, a eu l'effet d'un séisme enraison de son intensité. Des jeunes et des hommes s'interrogeaient sur les objectifs que voulaientatteindre les auteurs de l'attentat. «...Mais pourquoi ont-ils visé les bureauxdu Chef du gouvernement et de Zerhouni...?...», s'interrogent certains.D'autres craignant une recrudescence des attentats disent qu'«...On ne peut ques'attendre au pire avec les prochaines élections, ils vont nous rendrefous...!...» D'autres encore parlent de manque de vigilance. «...Nous sommes,tout de même dans la capitale, et ils ont bel et bien ciblé le Palais degouvernement. Ce n'est pas rien, c'est le Palais de gouvernement...» Un jeuneévoque les attentats du 11 septembre commis par des Kamikazes aux Etats-Unis«...Les terroristes ont pu frapper les tours du World Trade Center et lePentagone...» En ajoutant «...C'est difficile d'empêcher des attentats à labombe. Elles peuvent être déposées n'importe où sans que l'on s'en rendecompte». Dans les marchés de la capitale, les algérois ont fait, tout de mêmeleur courses, mais précipitamment. Des femmes, jeunes et moins jeunes, évoquentavec leurs marchands les attentats. Certains sont allés même affirmé qu'il yaura d'autres actes terroristes. Dans les discussions il y avait de tout. De larumeur au sentiment de désespoir. Les algériens ont tout simplement marre des attentats, et ont peur derevivre la terreur des années 90. Même si rien n'a semblé changé, concernantl'emplacement des barrages de sécurité, les services de l'ordre se montrentdepuis avant-hier, plus vigilants. Des véhicules sont carrément arrêtés pourvérification. A signaler que l'accès menant du tunnel de la faculté vers lePalais du gouvernement a été fermé à la circulation. Des travailleurs étaienthier à pied d'oeuvre pour la remise en état du Palais du gouvernement,endommagé par l'explosion. A l'Est de la capitale, la route menant vers lecommissariat de Bab Ezzouar ciblé par les kamikazes a été dégagée. Mais lacirculation y était moins dense que d'habitude. notons que l'édifice délabréest resté toujours le même , sa remise en état n'a pas été encore lancée.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com