La situation des abonnés prise en compte
L’agence commerciale Sonelgaz d’Es-Sénia, qui a emménagé ses bureaux sur un site plus spacieux situé sur l’avenue Zabana, est en train de connaître une métamorphose au grand bonheur de ses clients qui, il n’y a pas si longtemps, se plaignaient de mille et un désagréments.
Cette amélioration de la qualité des prestations est, certes, en relation avec l’état des nouveaux lieux qui peuvent recevoir beaucoup plus d’abonnés, et qui permet d’entrevoir une meilleure organisation du travail qui se répercute sur la vie des Sénialis et des autres clients. L’agence commerciale d’Es-Sénia (ACS) s’occupe de 47.000 abonnés -un chiffre effarant en regard de l’étendue du territoire géré. Sénia-ville, Boutlélis, Messerghin, Aïn Beïda, Kara 1 et 2 (cités Boudiaf et Houari Boumediène), les cités 200 et 300 logements, la Lofa, Haï Nedjma de 1 à 7, El Kerma, Cité Amal, Oued Tlélat, Sidi Maârouf et une partie de Haï Es Sabah relèvent de cette agence qui emploie une trentaine de salariés. Les 47.000 abonnés sont des A.O., c’est à dire principalement des ménages dont la consommation est classée dans les abonnés ordinaires.Depuis que l’agence ne fait plus appel à des privés pour la relève (relevé des consommations sur les compteurs), il y a moins de réclamations, et donc moins de contentieux. Douze agents (six garçons et six filles) sillonnent les localités qui dépendent de l’ACS pour prendre les index des consommations. Pour éviter toute réclamation, un réseau a été installé et le client peut ramener personnellement son index, ce qui est un grand pas en direction de la clientèle. Le résultat ne s’est pas fait attendre et c’est le Desk réservé aux réclamations qui chôme. L’autre nouveauté est que l’agence n’applique pas les pénalités de retard aux clients qui viennent régler leurs factures en retard. «Nous comprenons que certaines catégories de clients n’ont pas perçu leurs salaires au moment opportun», expliquera un responsable. Moins de pénalités, moins de problèmes, plus de communication avec les gens, ce qui explique la fluidité du trafic. Ce n’est pas, pour autant, que les choses sont tout en rose. Il y a les mauvais payeurs, ceux qui cumulent plusieurs factures, à l’image de ce client qui totalise un montant de 11 millions de centimes et qui fait tout un cinéma pour faire croire qu’il y a surfacturation. «A force de traiter avec eux, nous les connaissons tous et ils savent que nous les connaissons», dira le même responsable qui suivait le manège de l’un d’eux. Il ajoutera que l’agence essaie d’établir des échéanciers pour ceux qui sont animés de bonne foi. Pour les récalcitrants, il y aura suppression de fourniture. Cependant, un autre type de problème se pose.
Il s’agit des clients de bas revenus et qui ne peuvent pas payer. L’agence est à caractère commercial et ne peut «comprendre» indéfiniment tout le monde. L’ACS a ses propres contraintes et a des fournisseurs, des travailleurs à payer, un parc à entretenir, bref des dépenses qu’il faut assumer. «Il faudra couper», ajoutera notre interlocuteur qui donnera l’exemple d’abonnés qui affirment ne pas avoir de moyens financiers pour honorer leurs factures mais qui rappliquent aussitôt avec la somme nécessaire, dès qu’il y a coupure. Il faut dire, également, qu’à cette période de l’année, les abonnés doivent faire également un saut du côté de l’OPGI pour les loyers, d’Algérie Télécom pour ceux qui ont un téléphone, de l’ADE pour l’eau, sans compter les achats, inévitables, qui précèdent le mois de Ramadhan qui frappe à nos portes.
Mohamed Amine Benadda
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com