
Après s'être attiré les foudres des techniciens locaux suite à ses déclarations lors d'un point de presse au cours duquel il a évoqué le problème des joueurs locaux mal préparés physiquement, le sélectionneur national Vahid Halilhodzic a tenu hier à rectifier le tir en affirmant que ses 'propos ont été mal compris et mal interprétés'. 'J'ai organisé des stages pour les joueurs locaux. Après, il y avait eu une polémique de la part des entraîneurs algériens. J'ai fait un constat, rien d'autre', a-t-il déclaré hier sur les ondes de la Chaîne 3, dans l'émission 'Football Magazine'. L'on se rappelle, en effet, qu'au lendemain de la conférence de presse, la majorité des entraîneurs locaux n'avait pas apprécié les déclarations du coach national à propos de la préparation physique des joueurs locaux. Certains ont interprété cela comme une 'campagne de dénigrement contre le produit algérien afin de mieux faire passer la pilule du recours systématique à tout ce qui se produit outre-mer'. Un retour, selon eux, à la politique du tout-professionnel 'dont on connaît déjà les conséquences et battue en brèche actuellement chez nos voisins marocains, humiliés par une élimination sans gloire dès le premier tour de la CAN'. Halilhodzic est accusé surtout de méconnaître la réalité algérienne et les conditions de travail. 'Depuis qu'il est là, il n'a jamais tenu une réunion avec la DTN et les entraîneurs algériens, alors comment voulez-vous qu'il s'imprègne de notre réalité ' Il porte des jugements sur la valeur du joueur algérien et sur le travail des techniciens sans trop savoir dans quelles conditions ils travaillent. C'est subjectif et c'est surtout maladroit de sa part', disent-ils, avant de lui faire rappeler que 'c'est un entraîneur algérien qui l'a éjecté lors de la CAN 2010 de son poste de la sélection de la Côte d'Ivoire et c'est un entraîneur local (Trabelsi ' Tunisie) qui vient de faire mordre la poussière à Eric Gerets au Maroc', dans le dernier numéro du supplément sports de Liberté. Revenant sur les sept mois passés en sélection nationale, le driver des Verts a constaté une nette amélioration du rendement de l'équipe. 'J'ai beaucoup d'ambitions pour cette équipe d'Algérie. à cette époque, je ne connaissais pas assez les joueurs et la réalité du terrain. Vous êtes comme les Chinois. à Marcoussis, j'ai trouvé une équipe psychologiquement abattue. Après l'exploit de la qualification au Mondial, l'équipe a, par la suite, enregistré quelques défaites. Ce n'était pas facile de booster leur moral, mais petit à petit les joueurs ont commencé à parler et à dire des vérités. C'est dire que ce n'était guère facile de remobiliser les troupes et de repartir du bon pied', et d'ajouter : 'Je suis arrivé en équipe d'Algérie avec comme objectif primordial la double qualification à CAN-2013 et au Mondial 2014. L'EN ne doit pas attendre 24 ans encore pour disputer une Coupe du monde. Et c'est la raison de ma présence. J'espère avec l'aide de tous atteindre cet objectif. Heureusement que l'Algérie possède un grand monsieur du football. Le président de la FAF, Raouraoua, est un connaisseur du football. Nous sommes sur la même longueur d'ondes et nous avons les mêmes visions d'avenir. Je suis optimiste, car mon message est vite passé avec le groupe. Aujourd'hui, l'équipe nationale a changé. Les résultats commencent à venir après une longue période de disette, notamment avec la défaite face au Maroc.'
'J'aurais aimé avoir Benzema et Nasri en sélection algérienne'
Poursuivant son discours, Halilhodzic avoue le manque de temps pour mettre en 'uvre son projet de jeu : 'La défense faisait la force de l'EN qui marquait des buts décisifs sur des balles arrêtées. Les statistiques sont terribles ces dernières années à l'extérieur. Il y a des améliorations sur tous les plans. Nous avons changé la façon de jouer de l'EN. Mais le temps ne permet pas au sélectionneur de mettre en 'uvre son projet de jeu.' évoquant les dernières sorties de l'EN lors de la campagne africaine, l'ex-coach des éléphants estime que l'EN doit maintenant aller chercher une victoire en dehors de ses bases pour se mettre en confiance. 'Face à la Tanzanie, j'ai pris des risques en terminant la partie avec quatre attaquants. Certains joueurs n'en pouvaient plus. J'entretiens d'excellentes relations avec les joueurs. Il y a une confiance et du respect entre nous. C'est une bonne base de travail. L'année 2012 sera cruciale pour une génération de l'équipe nationale. Nous n'avons pas encore réalisé une victoire de référence. Nous devons la réaliser à l'extérieur, car cela fait longtemps que l'Algérie n'a pas gagné en dehors de ses bases. Cela va donner certainement de l'ambition, de l'envie à ces joueurs d'aller de l'avant', et de poursuivre : 'Face à la Gambie, j'ai besoin de joueurs combatifs et courageux qui vont dans les duels.' Abordant le volet des joueurs locaux, Halilhodzic suit de près les prestations de joueurs comme Djabou ou encore Aoudia. 'J'ai tenu à me déplacer par route pour rejoindre la ville de Béjaïa, et ce, pour voir à l''uvre Djabou et Aoudia. Je les ai suivis lors des matches qu'ils disputaient à domicile et j'ai bien voulu voir leur réaction à l'extérieur', a-t-il indiqué. Et de révéler : 'Nous suivons de près certains joueurs qui ont porté les couleurs des jeunes catégories en équipe de France. Il y a des discussions, mais rien n'est encore fait. Toutefois, j'aurais bien aimé avoir des joueurs comme Benzema et Nasri dans mon équipe. C'est dire que je suis en train de suivre de près tout joueur intéressant pouvant apporter le plus à l'équipe nationale.'
N T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nazim T
Source : www.liberte-algerie.com