Interpellé en marge de la clôture de la session d'automne de l'APN au
sujet des déclarations de l'ex-général français, François Buchwalter, sur
l'assassinat des sept moines de Tibhirine, le Premier ministre Ahmed Ouyahia
est resté de marbre. «C'est la journée du Parlement», s'est-il contenté de
répondre quand les journalistes l'ont sollicité sur le sujet.
Le secrétaire général de l'instance exécutive du FLN, Abdelaziz
Belkhadem, prolixe d'habitude, a pareillement refusé de faire la moindre
déclaration sur les propos tenus par l'ex-général français.
Hier, aucun responsable interrogé par les journalistes n'a voulu avancer
le moindre mot.
En fait, on avait l'impression que tous les responsables se sont donnés
le mot pour ne rien dire sur le sujet. Le seul peut-être qui a fait allusion à cette
attaque contre l'armée et notre pays c'est le président de l'APN Abdelaziz
Ziari. Lors de son discours, le président de la première Chambre, en rendant un
hommage appuyé à l'armée et aux services de sécurité dans leur lutte contre le
terrorisme, a abordé brièvement, et sans faire référence à personne, le sujet.
«J'ai voulu insister sur les efforts de l'Armée nationale populaire et
les forces de sécurité en ce moment précis, parce qu'il existe ceux que la
stabilité de l'Algérie dérange et qui utilisent tous les moyens pour faire
revivre les allégations mensongères de ‘qui tue qui'», a-t-il déclaré devant
les députés et le staff gouvernemental en présence du président du Sénat,
Bensalah.
Est-ce les déclarations «apaisantes» du président français Nicolas
Sarkozy qui sont à l'origine du «silence» observé hier par nos responsables ou
le désir seulement de ne pas amplifier une polémique ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com