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Abdeslam Bouchouareb : «Celui qui s'abstient de voter donne sa voix à l'autre»



Le chef de cabinet du secrétaire général du RND, Abdeslam Bouchouareb, candidat à la députation sur la liste d'Alger, a estimé samedi soir que les législatives du 10 mai revêtent un cachet particulier, considérant que «celui qui s'abstient de voter donne sa voix à l'autre» et que les partis politiques ont échoué dans la mobilisation du citoyen à cet effet.
Invité de l'émission «Sans parti pris» de la chaîne Dzair Web TV, le cadre du RND a expliqué que la décision de sa candidature est «une décision souveraine du parti compte tenu de l'importance du scrutin.
«Il était de notre devoir de nous y investir en force», a-t-il argué. Evoquant le spectre de l'abstention, Bouchareb estime que «le jeune qui ne va pas voter, aujourd'hui, sa voix va vers l'autre.
Celui qui s'abstient de voter, on lui a pris sa voix». Le manque de confiance du citoyen en la chose politique est l'une des causes citée par Bouchouareb, qui reconnaît que l'abstention est un réel problème. «La classe politique n'a pas joué son rôle de sensibilisation, notamment en direction des jeunes», a-t-il estimé. M. Bouchouareb considère que les partis ne se sont pas assez investis dans cette mission de convaincre le citoyen. «Maintenant qu'il y a une concurrence rude et que les enjeux sont autres, je constate que même ceux qui étaient dans l'opposition sont en train d'appeler à un vote massif», a-t-il constaté, allusion faite au FFS. «C'est une bonne chose», dit-il encore.
«Un saut qualitatif» qui améliorera, selon lui, le taux de participation. Dans la foulée, il a tenu à rappeler le discours «d'une importance capitale» du président de la République, prononcé à Oran, qui a «parlé d'un deuxième 1er Novembre 1954, qui a pour objectif de libérer le citoyen de l'effet de la gouvernance actuelle qu'il refusera de qualifier de «mauvaise». Une situation qui est vécue par les jeunes qu'il appelle à exprimer leurs revendications «par des formes civilisées».
«Ce qui s'est passé à Saïda est inadmissible»
Tout en s'exprimant sur l'importance donnée par le RND à la frange juvénile, M. Bouchouareb a estimé que les jeunes représentent 60% des adhérents du RND. Il profitera de l'occasion pour revenir sur les incidents qui ont émaillé la rencontre USMA-MCS, les qualifiant d'inadmissibles. «Ce qui s'est passé à Saïda est inadmissible dans une Algérie de 2012 (')
Le football n'est pas un outil pour faire verser le sang. Ceci doit attirer notre attention à tous (partis, société civile, Etat') pour mettre définitivement fin à ce genre de situation», dit-il. Ce qui s'est passé à Saïda n'est pas nouveau, selon Bouchareb, qui réclame «des états généraux» pour le football.
Il considère que ce n'est pas seulement l'USMA qui est touchée, qualifiant les incidents graves «d'atteinte au processus de professionnalisation du football».
Ce processus dérange, selon l'invité de Dzair Web TV, qui estime que «l'USMA est le premier acteur réel dans le professionnalisme d'une manière réelle (conseil d'administration, gestion rationnelle')». Il accuse dans ce sens «les forces de l'inertie qui ne veulent pas que le changement se fasse».
A ses yeux, la jeunesse a montré sa capacité dans beaucoup de situations, mais ce qui s'est passé à Saïda est la conséquence d'une préparation. Une violence délibérée (...)
Il faut revoir les prérogatives des uns et des autres, les statuts des fédérations», revendique aussi M. Bouchouareb et «essayer de trouver des solutions pour cette violence».
«Notre jeunesse vit un certain nombre de problèmes, reconnaît Bouchouareb. Les problèmes que ces jeunes n'expriment pas uniquement dans les stades mais aussi dans la rue.
Une réalité à ne pas fuir». Pour Bouchaoureb, qui s'appuie sur le programme de son parti, il estime que «nous avons les moyens de prendre en charge ces problèmes», à travers notamment la formation et l'éducation dont les systèmes doivent être revus pour «préparer cette jeunesse à mieux intégrer la société».
Tout un programme. L'invité de la web tv s'est d'ailleurs longuement exprimé sur le programme du RND citant les 140 propositions de 2007 dont 114 ont été réalisées, expliquant que le rassemblement a dans son escarcelle plusieurs autres propositions, «une continuité», pour répondre au problèmes de l'emploi, du logement, à la nécessité de la relance du secteur économique ou encore trouver à l'échelle locale des moyens de financement des APC.


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