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80 000 diplômés en magistère et en doctorat recensés en 2009



80 000 diplômés en magistère et en doctorat recensés en 2009
L'Organisation nationale des étudiants démocrates (Oned) a dressé hier à Alger, un bilan du secteur de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique depuis 1999.«Le programme du président Abdelaziz Bouteflika, appliqué ces dernières années, a fait des exploits», selon l'expert international le Dr Mébarek Malek Serrai, qui a cité lors d'une conférence de presse, l'année scolaire 2008/2009 où pas moins de 80 000 diplômés en magistère et en doctorat ont été recensés, soit une augmentation de 27 % par rapport aux précédentes années.«Si nous révisons les lois de Finances des dix dernières années, nous constatons que chaque année, le deuxième budget national est consacré à l'Enseignement supérieur et la recherche scientifique», a-t-il relevé lors de cette rencontre avec la presse, organisée par l'Oned sous le thème : «Les réalisations du président Bouteflika dans le secteur de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique».En mettant en exergue les progrès enregistrés dans ce secteur grâce au programme de Bouteflika, il a ajouté que ce chiffre «est la preuve que le président de la République accorde la priorité à l'enseignement supérieur en mobilisant des moyens colossaux pour son développement».Dans ce contexte, il a relevé que 1 430 000 étudiants sont inscrits dans différentes universités et écoles supérieures en 2013 soit une augmentation de 200 000 inscriptions par rapport à 2011.«C'est énorme pour une population jeune, car 65% du peuple algérien sont âgés de moins de 35 ans», a-t-il fait savoir.Concernant les enseignants, le même responsable a indiqué qu'une nette augmentation a été relevée.En 2008, le nombre des enseignements universitaires avait atteint 38 000, dont 7 400 professeurs de niveau magistère. Un professeur assure l'apprentissage de 28 étudiants. Mais, selon M. Serrai, cette moyenne n'est pas suffisante.«C'est une moyenne faible comparant aux universités européennes et américaines qui comptent entre 17 à 20 étudiants pour chaque enseignant», a-t-il noté.257 milliards de dollars pour le développement du facteur humainPour ce qui des infrastructures universitaires, l'expert international a indiqué qu'une augmentation de 17 % a été relevée ces dernières années. «Nous comptons actuellement1 160 000 places pédagogiques et 470 000 lits dans les résidences universitaires», a-t-il précisé, en ajoutant : «L'Algérie est le seul pays dans le bassin méditerranéen qui a réalisé des exploits dans ce secteur».Mais, poursuit-il, «il y a des insuffisances, car les universités algériennes forment chaque année des milliers de jeunes dans différents secteurs, notamment ceux des sciences humaines, des sciences sociales, de la médecine et autres, tandis que dans le secteur industriel et le secteur agricole, nous avons un déficit chronique».Pour lui, ce déficit s'accentue au fur et à mesure que l'économie algérienne se développe. «En dépit de tous les soucis qui entourent notre pays, le secteur économique reste positif et en voie de développement. Il a connu, au cours des six dernières années, une augmentation de 4,6%, dont 12% dans le secteur agricole», a-t-il expliqué.C'est pourquoi, précise-t-il, nos objectifs pour les prochaines années seront axés sur la formation d'un grand nombre de jeunes dans l'industrie. A ce titre, M. Serrai a fait savoir que le président de la République a consacré 257 milliards de dollars pour le développement du facteur humain.«Les aspects qualitatifs sont là, mais les aspects quantitatifs sont absents et les autorités algériennes l'ont bien compris», a-t-il martelé.Notons, à ce propos, qu'en 2011, il a été demandé au ministère de l'Enseignement supérieur d'améliorer la formation universitaire. Ce qui a donné par la suite la création de 30 filières de formation supérieure.«Le président de la République sait que l'Algérie finira par entrer dans le marché de l'Union européenne, donc il est impératif d'améliorer le niveau de nos étudiants pour qu'ils puissent faire face à leurs homologues étrangers», a conclu le même expert.


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