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4 - Gel des projets Le développement social impacté



4 - Gel des projets Le développement social impacté
Dans un contexte marqué par la baisse des prix du pétrole, l'économie algérienne est confrontée à l'enjeu d'assurer ses équilibres financiers et de diversifier ses sources de revenus, largement dominées par les recettes d'exportation des hydrocarbures. La réduction significative des revenus du pays contraint le gouvernement à opter pour des mesures de rationalisation budgétaire. Dans un premier temps, le gouvernement avait décidé que les projets non nécessaires déjà programmés devaient être retardés. Dans le secteur des transports, plusieurs projets sont reportés comme conséquence de l'austérité, notamment ceux relatifs au tramway et à l'extension du métro d'Alger. S'il a été retenu, au départ, comme principe de ne geler que les projets qui n'ont pas été lancés, selon les instructions du Premier ministère, il semble toutefois que la donne ait changé. En effet, une note enjoint les autorités locales de faire l'impasse sur les chantiers dont les travaux n'ont pas atteint 50% d'avancement. Par conséquent, un peu partout à travers l'Algérie, les projets de construction de lycées, écoles, logements, seront suspendus. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a assuré, lors de la réunion avec les 48 walis en août dernier, que les projets de santé, d'éducation et du logement ne seront pas touchés. Mais qu'en est-il au juste aujourd'hui ' Surtout quand on apprend, à travers la presse, que cinq projets de réalisation de centres hospitalo-universitaires (CHU) dans plusieurs wilayas du pays ont été gelés, sur instruction du Premier ministre. Le gouvernement entend également geler certains projets hydrauliques, à l'exemple du grand projet de transfert d'eau à partir d'El Menia (El Goléa) vers les Hauts-Plateaux. L'orientation prise par les pouvoirs publics consistant à diversifier les sources de financement autres que le Trésor public semble avoir atteint ses limites. Aujourd'hui, aucune liste exhaustive n'a été élaborée à cet effet, surtout rien de nouveau en ce qui concerne le mode de financement à adopter pour les grands projets. Ce qui est à craindre, dans ce cas, c'est le retard dans le développement social. En effet, certains experts estiment qu'une éventuelle annulation de certains projets d'infrastructures de base, aurait un effet d'entraînement sur les entreprises de réalisation, appelées à l'avenir à faire face à des situations critiques et se verront obligées de diminuer leurs effectifs, l'essentiel de l'emploi étant créé à travers des projets de la commande publique. Le ralentissement de l'activité du secteur du BTPH et de l'activité économique, d'une manière générale, entraînera inéluctablement une baisse de la consommation, précisent ces experts.


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