Publié le 02.11.2023 dans le Quotidien l’Expression
Mardi dernier, quand nous arrivâmes au Palais des expositions aux Pins maritimes, presque toutes les places du parking sont déjà occupées par les automobilistes venus de plusieurs wilayas. Fort heureusement, le grand espace de stationnement du centre commercial Ardis n'est pas loin. Surtout pour les amateurs de la marche. Le problème de stationnement ne se pose pas donc pour les milliers de visiteurs qui se rendent quotidiennement au Sila. Ce n'est pas le cas à l'intérieur d'une bonne partie des stands, qui devient plein comme un oeuf à partir de la fin de matinée. Il faut patienter jusqu'à après 18 h pour pouvoir y «bouger» librement et explorer les livres proposés à la vente. C'est le cas de nombreux stands d'éditeurs français et arabes comme ceux de l'Égypte, très convoités par le public. En ce mardi 31 octobre, l'heure est toujours aux séances de ventes-dédicaces. Des centaines d'écrivains, amazighophones, arabophones et francophones sont là pour accueillir des lecteurs potentiels, leur présenter leurs ouvrages tout en les dédicaçant. Parfois, les auteurs sont même sollicités pour des prises de photos. Au beau milieu du Pavillon central, l'écrivain Slemnia Bendaoud, auteur de 24 livres édités, sans compter les inédits, passe au peigne fin certains stands pour assouvir sa curiosité intellectuelle. À l'entrée du même pavillon, le romancier bilingue Waciny Laradj est pris d'assaut par les lecteurs qui veulent échanger avec lui après avoir lu certains de ses livres. À trois mètres de lui, Zineb Laoudj, écrivaine et surtout poétesse est également au centre d'une foule de férus de littérature. Dans le stand Afrique, on aperçoit Mohamed Abdallah et Djawad Rostom Touati, deux talentueux et jeunes écrivains, en train d'animer une conférence devant des dizaines de personnes. Dans l'espace des éditions Anep (Agence nationale d'édition et de publicité), l'invité du jour est l'écrivain Abdelkrim Tazaroute, qui est également un journaliste connu, au long et riche parcours. Les écrivains arabophones sont également présents en force. L'un des plus talentueux est Abdelwahab Aïssaoui, qui a déjà reçu le prix Assia-Djebar du meilleur roman en langue arabe mais aussi un Prix international prestigieux, le Booker arabe, est en train d'animer une vente- dédicace au stand des éditions Hibr. De nombreuses lectrices et lectures s'agglutinent devant une table où sont exposés des livres au stand des éditions Sedia. Il s'agit des romans de Rachid Mimouni, proposés à seulement 500 DA l'exemplaire. On se rue plus particulièrement sur «Tombeza» et «L'honneur de la tribu». Amar Mohand Amer et Lounès Ghezali dédicacent leurs nouveaux livres. Il s'agit respectivement de l'essai intitulé: «La crise du FLN de l'été 1962» et du roman «La dernière escale». À côté, l'espace des éditions Acte Sud connaît moins d'affluence que lors des premiers jours. Renseignement pris, tous les livres les plus convoités sont épuisés. Ce qui explique ce recul. L'un des événements de l'actuelle édition du Sila est sans doute la parution du journal intime du grand poète Jean Sénac. Le livre est disponible depuis le premier jour au stand El Kalima qui ne désemplit pas car en plus de cet ouvrage très précieux et tant attendu, El Kalima propose également de nombreuses perles éditoriales à l'image d'Aris, roman de la regrettée Yamina Mekachra ainsi que la version arabophone du même livre traduit par la brillante traductrice Lamis Saïdi. On y trouve également le roman à succès «Les impatientes» de Djaïli Amadou Amal, qui a obtenu le prix Goncourt des lycéens. Le stand de Flammarion, prestigieuse maison d'édition française, connaît aussi un rush particulier car il propose des livres de développement personnel et de psychologie très demandés comme celui de l'auteur Anthony Robert: «Pouvoir illimité» ou encore Le pouvoir du moment présent d'Eckart Tolle. On y trouve les livres de saint Augustin, ceux de plusieurs sommités philosophiques dont Aristote, Platon, Descartes, etc. ainsi que des grands classiques français. On se rue par centaines sur les dizaines de stands arabophones essaimés également dans le Pavillon central. On y déniche les plus grands romans d'auteurs d'expression arabe à l'image de Naguib Mahfoud mais aussi de Ihsan Abdelkadous, Youcef Idris, Taha Hussein, Ahmed Amine, etc. L'affluence du public atteint son apogée au milieu de l'après-midi. À partir de 17 h, les espaces commencent à se vider progressivement. Mais c'est à ce moment-là, que d'autres visiteurs arrivent tout de même, surtout les familles où les enfants sont également de la partie car tout un pavillon leur est dédié en face du Pavillon central. Dans ce dernier, en plus des livres, il y a une riche animation destinée aux enfants à l'instar des ateliers de dessins, des clowns et des magiciens.
Aomar MOHELLEBI
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Posté par : rachids