Alger - Revue de Presse

219 harraga enregistrés durant les 9 premiers mois de 2010



Tout en se gardant de préciser comment a-t-on abouti à  une telle «prouesse», le diplomate italien a fait état d'une sensible décrue du flux migratoire algérien. Ainsi, de 1599 enregistrés en 2008, le nombre d'émigrants clandestins algériens ayant pu atteindre les côtes italiennes (Sardaigne) est passée à  seulement 408 durant l'année 2009. Une décrue loin d'être conjoncturelle puisqu'aux derniers chiffres arrêtés mercredi, soit pour les 9 premiers mois de 2010, il ressort que les autorités de son pays n'en ont intercepté que 219, a indiqué l'hôte de Annaba. Au plan bilatéral, les relations économiques et commerciales entre les deux pays ont été qualifiées par M. Cantini de «réciproquement fructueuses». En termes d'importations, l'Italie est aujourd'hui le premier partenaire commercial de l'Algérie, à  laquelle elle achôte 30% de son gaz naturel. Ce qui porte notre pays au rang de premier fournisseur de Rome en la matière, a-t-il précisé, non sans noter l'apport considérable de son pays dans le développement du secteur énergétique algérien.
En revanche, l'Italie est le deuxième exportateur vers l'Algérie après la France. De plus, la tendance est à  la hausse sachant que comparativement à  l'année 2008, les exportations algériennes durant l'exercice 2009 ont bondi de près de 67%, a tenu à  souligner le conférencier. Toujours en matière économique, le diplomate a axé son intervention sur l'important rôle de la procédure arbitrale dans le règlement des différends pouvant opposer les opérateurs économiques des deux pays. A ce propos, il insistera sur la nécessaire insertion des clauses arbitrales dans les contrats par lesquels ils sont liés, et ce, dans le cadre de leurs rapports commerciaux. Des experts de la section arbitrale de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI) ainsi que ceux de son homologue italienne de Milan sont à  leur disposition en cas de litige, a fait savoir le représentant de Silvio Berlusconi en Algérie.
D'ailleurs, la question que beaucoup parmi l'assistance se sont posée est de savoir si cette prudence diplomatique ne s'inscrit pas dans la logique de la prochaine visite à  Alger du  président du Conseil des ministres italien.                          
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