Désormais,
l'année 2009 appartient au passé.Elle n'a pas laissé que de bons souvenirs.
L'Oba mania, du nom du président actuel des USA, est sans doute l'un des faits
marquants de ladite année.
Et, également,
celui rapidement oublié. En revanche d'autres événements majeurs, à plus d'un titre,
vont continuer forcément, d'une manière ou d'une autre, leur bout de chemin au
cours de l'année 2010 et bien après. Ils sont tellement tenaces. Le terrorisme,
dans tous ses états, continuera sans cesse de faire l'actualité et justifiant
bon nombre d'interactions d'intérêts entre quelques pays se prenant pour les
promoteurs et gardiens de la paix dans le monde. Les USA et la Grande-Bretagne
se considèrent comme les parrains de cette mission que l'un de leurs prédécesseurs,
George W. Bush l'avait rapprochée - confondue grotesquement en réalité - à
du... messianisme. Une furie d'ivresse bel et bien à la cow-boy !
De même que pour la crise financière,
démarrant à partir des USA et ensuite la Grande-Bretagne, constituant le
creuset dans lequel se cumulèrent les excès bancaires, alors qu'en vérité il
s'agit de la crise du capitalisme dans son ensemble depuis notamment les années
trente, du siècle dernier, dont les effets ont en grande partie déclenché la
Deuxième Guerre mondiale, avec ses multiples conséquences, dont les survivances
sont, également, encore vivaces et parfois ressurgissent en divers aspects.
Sur un autre plan d'actualité, les soucis
fondés sur des observations sur le changement climatique durant des décennies,
plus ou moins précises, n'ont pas pour autant attiré l'attention des décideurs
qui sont eux-mêmes les grands pollueurs de la planète Terre. Malgré le constat
d'échec avoué par ceux-là mêmes censés l'encenser, pour des considérations qui
leur sont propres; il se trouve que ce sont plutôt des participants nationaux
fonctionnaires dans divers appendices onusiens qui le font. A ce propos, ils
énumèrent pêle-mêle le nombre de participants, de communications, de chiffres,
de propositions, etc.
Ils sont arrivés jusqu'à dire que ledit
sommet de Copenhague a enterré une ère et inauguré une autre ère. Terrible est
cette nouvelle ère que nous sommes en train de vivre.
Malheureusement,
pour ces analystes débridés se croyant dans une réunion de kasma de l'ex-parti
unique en Algérie, ces rencontres iront en se baladant d'un continent à l'autre
d'autant plus que la politique de la Furi mania, liée aux immenses intérêts des
uns et des autres, l'emporterait forcément sur le réalisme scientifique de gens
honnêtes et la sagesse des écologistes déprimés par tant d'insanités du genre
brièvement signalées ci-dessus. Ainsi, va le monde d'aujourd'hui. Excessif en
tout ! De ce fait, les pandémies, à l'image de la grippe porcine se propageant
actuellement dans l'ensemble des continents à partir de l'Amérique du Sud, ne
cesseront de se succéder voire s'accoutumer au genre humain du fait de son mode
de vie de plus en plus grégaire et, donc, à la merci de la contagion permettant
ainsi leur expansion fulminante d'autant plus que les vaccinations contre ce
fléau ont, pour le moins qu'on puisse dire, provoqué diverses appréhensions
voire des pyrrhonismes dans le milieu du personnel médical national. Les foyers
de troubles guerriers, disséminés un peu partout à travers le monde,
constituent des abcès de fixation aux multiples pullulements dont celui du
redoutable terrorisme international, dans toutes ses dimensions, lié aux
trafics de toutes sortes de drogues, de chantages, d'armes, et d'influences. Et
bien d'autres menaces, en latence pour le moment, relatives à d'autres
phénomènes assiégeant certaines contrées prédisposées à ce genre de
prévarications susceptibles, A Dieu ne plaise, de noyer une partie du monde.
Comme un déluge non pas d'eau mais de feu. Ainsi, la mondialisation, en tant
que vision de coexistence pacifique entre l'ensemble des peuples du monde, est
en train de prendre sérieusement un sacré coup de «Furi mania» susceptible de
la mener vers des chemins obscurs voire des impasses sordides ! En attendant,
au cours de l'année 2010, la furie mania va s'accentuer en Asie et en Afrique
et le Moyen-Orient. Ce foyer de tensions, prenant d'autres tournures aux effets
calamiteux pour toute la région aux innombrables enjeux, et de tous les
messages prophétiques, pourrait constituer un aimant aux multiples conséquences
intra et extra-muros.
Ainsi, la
Grande-Bretagne, les USA et la France ont engagé des restrictions draconiennes
autour de leurs ambassades au Yémen et, comme à leur habitude, souhaitent la
convocation d'un sommet «sécuritaire» à ce sujet, d'autant plus que les
rebelles somaliens souhaitent constituer des brigades d'intervention pour venir
en aide à leurs semblables du nord-Yémen assez proches géographiquement du
Yémen et surtout de... l'Arabie Saoudite. Comme du temps des guérillas
révolutionnaires à connotation gauchiste. Terrible retour de manivelle ! En attendant,
des décisions sont, d'ores et déjà, prises en terme d'aide financière -
d'armements sophistiqués en réalité - au pouvoir yéménite afin qu'il puisse
venir à bout de cette guérilla aux multiples dangers hégémoniques. Ce qui
«conforte» la position de certains pays arabes tels que l'Arabie Saoudite,
l'Egypte, la Jordanie... Une région bouillonnant d'extravagances liées au
pouvoir et à l'argent. Les deux tentations diaboliques !
En effet, le pouvoir et l'argent ont toujours
constitué les deux «doux» péchés capitaux de la «Furi mania» des pays de la
péninsule Arabique. Les mirages du désert sont tellement mirifiques. En effet,
ses habitants et notamment ses dirigeants déboussolés par les deux
ensorcellements ci-dessus décrits, ils ne peuvent que s'égarer à tout moment
dans les méandres de l'absurde. Comme du temps d'»El Djahilia», la période
préislamique caractérisée, également, par l'idolâtrie du Pouvoir et de l'Argent
personnifiés à tant de divinités.
L'immense tour de Dubai, haute de près de...
850 mètres d'après certains commentaires, inaugurée fastueusement cette
semaine, ressemble, toutes comparaisons historiques, religieuses et
géographiques restant relatives, à celle de Babel de Nemrod l'extravagant que
certains contes rapportent qu'il fut pris par un mal de tête tenace en
escaladant la tour qu'il avait construite pour se rapprocher du ciel. Alors,
pris de vertige incessant, il exigea sur le champ qu'on lui coupe sa tête et de
lui greffer une autre... en or. Anciennement, dans mon patelin, un barde juif
criait à celui qui veut entendre: «Celui qui veut rivaliser avec les cieux,
soit c'est un fou ou qu'il est aveugle». Nemrod était aveuglé par la folie des
grandeurs !
L'Asie, quant à
elle, est le guêpier aux multiples nids. En tout temps, cette vaste partie de
la planète abritant la majeure partie de la population mondiale, elle a
constitué indéniablement le vivier de tous les paradoxes et des déterminations
de toutes natures, et ce, depuis l'aube de l'humanité. Elle abrite bel et bien
les foudres de guerre et autres éclairs et artifices innombrables à travers les
anciens temps. Et, également, le bastion des grandes épopées de résistances et,
également, d'invasions intra continentales et extra continentales. Pour ne
prendre que le 20e siècle, le Japon, la Chine la Corée, le Vietnam, le Laos, le
Cambodge... et, enfin, l'Afghanistan, et peut-être demain... l'Iran furent et
le sont toujours des pays aux énergiques ténacités aussi bien à l'occupation
dite étrangère, que de la mainmise sur leur destinée, et ce, malgré les coups
de boutoir d'hier et d'aujourd'hui en train de les tarabuster en termes
d'avancées technologiques réalisées par les autres pays occidentaux.
Malgré la crise financière mondiale, la
Chine, pour ne citer que ce grand pays asiatique, n'a pas tellement souffert de
ses retombées. Au contraire, pour cette année de 2009, elle avait maintenue
presque le taux exponentiel de croissance de ces dernières années. Le PNB à 8%
n'a pas tellement varié. Des pays d'Europe occidentale, soit pour l'affaiblir
ou bien la vidanger de ses immenses réserves financières, sont en train de lui
montrer les yeux doux en termes de gros investissements. A l'exemple de la
France ainsi que d'autres pays. Pour sa part, la Chine tout en sourire jaune, à
l'image de son fleuve, a d'autres calculs impénétrables. Le serpent, dit-on,
est vulnérable de la tête. Et celle-ci est ailleurs. La Chine, pays du Dragon,
la connaît et la situe que trop bien. Elle est toute en dollars. Et la Chine de
la grande muraille en possède assez pour l'enchanter et la faire dansotter !!
L'Iran, par contre, se retrouve confronté à
de graves problèmes aux plans interne et externe. Des faisceaux de nouveaux
courants sont en train de le traverser au plan interne. Le plus dominant reste
celui issu de la jeunesse qui veut concilier religiosité avec la liberté de
pensée et de vivre à l'air de son temps. Comme celle de la génération qui a
fait la révolution à la fin des années 1970 et se retrouve aujourd'hui aux
commandes du ce pays, aux mille et un paradoxes. Aujourd'hui, la société
iranienne se retrouve, encore une fois, à la croisée des chemins. Elle est,
contre toute attente selon notre humble point de vue, condamnée à réussir sa
deuxième révolution dans la sérénité, et qu'elle est capable de la réaliser si
les dirigeants actuels sauront faire la part des choses liées aux aspirations
des masses juvéniles, et aux événements en cours internes et externes.
L'amalgame des enjeux, certes se télescopant des fois, dans ce cas d'espèce
pourrait mener assez loin. Toujours ! L'autre événement d'actualité liée reste
bien évidemment celui relatif audit nucléaire iranien que certains pays, dont
notamment les USA, la Grande-Bretagne et, sur un autre plan, la France
sarkozienne se soucient de ses impacts sur l'équilibre stratégique qu'ils
veulent maintenir en l'état coûte que coûte, dans cette région aux multiples
enjeux dont la sécurité de l'enfant gâté, défini à l'Etat d'Israël, que ses
anciens tortionnaires et négationnistes sont en train d'assurer contre vents et
marées. Donc, un terrible complexe de culpabilité savamment entretenue par
l'intelligentsia juive. Les présidents des USA quelles que soient leur
détermination et, malgré les banqueroutes qui se sont succédé et les déboires
guerriers anciens et actuels, notamment en Irak et l'Afghanistan..., restent
toujours à la merci voire manipulés et orientés par les puissants lobbyings
d'Israël possédant les véritables leviers de commande définis aux manipulations
politiques et médiatiques et surtout le maître de tout pouvoir financier voire
celui du maître à penser, relativement, du trésor mondial dans tous ses états
hydrocarburiens, boursiers..., notamment celui lié à l'état d'esprit, des
masses arabes obnubilées par les charmes de la vie occidentale dans tous ses
aspects, conjugué aux dessous de gouvernances des dirigeants arabes pour leur
plupart confortés ainsi dans leurs postes et postures.
L'inauguration de
l'immense tour aux Emirats arabes unis -Dubai -, constitue le sommet de
l'extravagance sciemment encouragée par des émirs dépaysés voire se trouvant
mal dans leur peau. Pourtant que des tours de Babel construites sur du sable, à
travers les âges, ont implosé car bâties pour les plaisirs du corps et non de
l'âme ! Ainsi, ces derniers - les pays de la péninsule Arabique - ne verraient
pas d'un mauvais oeil l'implosion de l'Iran, qu'ils jugent arrogant et surtout
comme un exemple à ne pas suivre et, donc, un facteur de déstabilisation de
leurs intérêts petrodollaresques, sécuritaires, et surtout mystificateurs. A
l'image de la fatwa d'El Azhar prônant la construction du mur entre l'Egypte et
Ghaza. Terrible descente aux bas-fonds de l'humiliation. L'Afrique, le
continent des paradoxes et de toutes les convoitises, se dirige de plus en plus
vers la voie de la Furi mania tous azimuts en matière de mauvaise gouvernance
de ses immenses richesses naturelles et son potentiel humain tiraillé entre le
mal-être et les échappées vers de nouveaux horizons. Un terrible déséquilibre
existentiel affectant de plein fouet sa jeunesse se défoulant, pour le moment,
sur des aventures de pérégrinations mortelles, ainsi que sur des jeux de
société dont notamment le football. Pour le moment ! Pourtant, notre continent
est nanti de tant de dynamismes susceptibles de lui assurer les bases d'un
développement socio-économique plus ambitieux, conséquent, et, donc, d'immenses
chances de progrès à la mesure de ses espoirs toujours trahis sinon reportés
par ses élites clientèles gouvernantes se faufilant dans l'alternance du
pouvoir clanique voire des plus caméristes.
En attendant des
meilleurs jours, au profit de la sagesse conjuguée à de la bonne gouvernance,
le football constitue l'échappatoire idéale des soucis de peuples africains sur
leur devenir. La hargne de jouer et de vaincre l'adversaire, relève d'une
certaine psychologie individuelle et collective, datant de l'état d'esprit des
gladiateurs «romanisables» et rehaussés, après la victoire sur leurs semblables
et les lions et autres tigres, au rang des «puissants» affranchis. Rien que de
la vanité, disait le philosophe Marc Aurèle, l'empereur de Rome. A ce propos,
le dernier match entre notre pays et l'Egypte a été entaché par des incidents
malheureux prolongés bêtement par des arrogances vaniteuses exprimées par des
frictions médiatiques et de sous-entendus «politiques» de part et d'autre
frisant l'imbécillité. A titre de rappel, seulement, sur les insanités des uns
et faiblesses comportementales des autres, au cours de la lutte de libération
nationale, les services spéciaux et médiatiques égyptiens ont, certes, aidé
immensément ceux de l'Algérie combattante. Cependant, ils l'ont fait aussi pour
des raisons liées aux équilibres stratégiques avec Israël, notamment lors et
après la guerre de Suez en automne 1956. De toutes façons, nos deux pays sont
sortis vainqueurs des trames des services spéciaux coloniaux. Néanmoins, un des
dirigeants des anciens services égyptiens - Fathi Dib - avait écrit un
volumineux livre en réponse à des «rumeurs» faisant état d'abus de la part de
ses services en matière d'aides, notamment d'armement transitant par l'Egypte,
à la Révolution algérienne. Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est
l'analyse qu'il fait en matière de mentalités comportementales de certains
membres du gouvernement algérien en exil. Des profils peu louables. Depuis, les
choses ont changé. L'espionnage, de nos jours, des comportements de tous ordres
de hautes personnalités algériennes liés à leurs frasques en tant que
responsables gouvernementaux ou bien dignitaires en disgrâce: Nullement. En
effet, la coopération entre Israël et l'Egypte, dans ce domaine fangeux, cela
coule de source. Une toute autre Furie mania tourmentant tous les dirigeants
arabes.
Terrible cul-de-sac d'autant plus que les
tentatives de cette semaine initiées par la France souhaitant relancer la
fameuse UPM, tournent autour de l'enfant gâté: Israël, semblent bien forcer la
main aux républiques héréditaires aussi bien celles du Maghreb que du Machrek.
En vrac !!!
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Brahimi
Source : www.lequotidien-oran.com