Il violait sa fille de 12 ans
S.B.B., 30 ans, mis en cause dans une affaire d’inceste –il a abusé de sa fille, S.B.A., âgée de 12 ans- a été condamné à la perpétuité par la cour criminelle de Sidi Bel-Abbès, à l’issue d’un procès qui s’est déroulé, mercredi, à huis clos.
Les faits ont eu pour théâtre la ferme «Moulay Djamel» située dans la commune de Sidi Ben Adda relevant de la wilaya de Aïn Témouchent. Selon le dossier présenté à la cour, le 15 mars de cette année, vers 14 heures, H.Y., la mère divorcée de la victime, s’est présentée à la brigade de la gendarmerie de Aïn Témouchent pour déposer une plainte contre son ex-mari S.B.B. qu’elle accusait d’inceste.
Elle déclarera l’avoir su par B.Gh., l’épouse de son ex-mari, venue la voir, accompagnée de sa fille S.B.A. qui vivait chez son père depuis plus d’un an, pour l’alerter des faits. Interrogée par les enquêteurs, la deuxième épouse B.Gh. a déclaré que «dans la soirée du 14 mars, j’ai entendu mon mari violer sa fille dans la chambre voisine à la mienne». Elle devait souligner également avoir remarqué que son mari avait pris l’habitude, depuis plus de trois mois, de l’enfermer dans sa chambre à clé pour aller rejoindre la chambre de sa fille. D’après son témoignage dans le rapport préliminaire, la fillette lui disait que son père lui demandait de répondre à ses désirs bestiaux, mais elle ne parvenait pas à la croire. Il aura fallu cette soirée du 14 mars où les cris de la fillette parviennent dans sa chambre pour qu’elle prenne réellement conscience des déclarations de la victime. Celle-ci racontera par la suite dans le détail les sévices que son propre père lui faisait subir. S.B.A. devait ajouter aux enquêteurs que son père l’avait toujours menacée de lui faire du mal si jamais elle divulguait «leur secret» à quiconque. Elle dira par ailleurs avoir été souvent attachée parce qu’elle refusait de céder à sa bestialité. Et la victime, apprennent les enquêteurs, vivait ce cauchemar depuis plus d’un an, ce que le rapport du médecin légiste confirmera. «La fillette souffre effectivement de plusieurs déchirures anales anciennes», est-il souligné dans ledit rapport.
L’accusé, lui, a complètement nié les faits. Il devait souligner que sa fille avait des relations intimes avec un jeune de la région et qu’il n’était nullement responsable de ce qui lui est arrivé. Mais, il sera confondu par le témoignage de sa seconde épouse, B.Gh., qui a donné des détails troublants sur cette affaire.
Â
S. Derraz
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com