Interpellés sur la question de l'esthétique des cités comme des bâtisses que vient gâcher le réseau électrique avec ses inélégants poteaux ainsi que la laideur des raccordements électriques, les responsables Sonelgaz mettent en cause la disponibilité des supports chez les fournisseurs.
D'autre part, ils admettent qu'il est tout à fait possible que le réseau électrique ne soit pas aérien de façon à ce que l'environnement urbain ne soit pas encombré. Ainsi, rappellent-ils, au niveau de la deuxième nouvelle ville de Témouchent, le réseau est souterrain parce que dès l'étude du Plan d'occupation du sol (POS), Sonelgaz a été associée. Et parce que la Direction de l'urbanisme (DUC) prenait en charge le financement du réseau AEP, d'assainissement ainsi que le réseau électrique. L'option s'est faite pour un réseau non aérien : «Ce qu'il faudrait dans les nouveaux lotissements, c'est que nous ayons à traiter avec un seul interlocuteur et non pas à chacun des opérateurs en bâtiments, chacun exigeant le raccordement le moins long pour réduire la facture de son branchement.» Mais alors pourquoi ne pas réaliser le réseau en souterrain et faire payer chaque opérateur au prorata de leur nombre ' «Cela est possible évidemment mais il faudrait que de nouvelles dispositions soient édictées», répond-on.
Néanmoins, ce type de réflexion n'est pas à l'ordre du jour des tablettes de l'entreprise. Le souci est d'abord de mettre en avant les efforts qu'elle consent pour un meilleur service, des efforts d'amélioration dont la clientèle ne s'aperçoit pas parce que peu visibles, contrairement aux désagréments causés par des pannes qui, eux, sont plus singuliers. «Pourtant, dans la majorité des cas, ces importunités sont le fait de pannes causées par des tiers qui interviennent sans autorisation et sans avertir sur le réseau ! Mais, ce qui est injuste dans cette histoire, c'est que c'est nous qu'on accuse de tous les torts.»
A cet égard, expliquent nos interlocuteurs, malgré les agressions sur le réseau, le temps de coupure par abonné à Témouchent est passé de 2h07mn en 2010 à 1h12mn en 2011, soit une régression de 64,93%, alors que les incidents sont tombés de 129 en 2010 à 76, soit de 41% de réduction en 2011. Quant à la multiplication des pannes en 2010, on rappelle que c'était l'année des fameuses augmentations de salaires et des rappels perçus par des milliers de salariés. Cela s'est traduit par l'acquisition d'équipements ménagers (télé, frigo, climatiseurs, etc.) par des milliers de foyers, ce qui a augmenté considérablement la part de la «consommation en profondeur», c'est-à-dire la consommation existante, cette dernière étant à différencier de la «consommation en surface» qui, elle, concerne l'évolution de la charge pour ce qui est des nouvelles constructions.
La consommation en profondeur a ainsi augmenté de 13% au lieu des 4% selon les prévisions, ce qui a mis à rude épreuve les équipements de Sonelgaz. De la sorte, en 2012, 49 nouveaux postes ont été réalisés ou sont en cours de réalisation à travers la wilaya pour répondre à «la profondeur». De même, certaines localités vont être raccordées à d'autres sources d'alimentation grâce à la création de nouvelles lignes de haute et moyenne tensions, soit un total de 82 km.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com