La rentrée dans les établissements de la formation et de l'enseignement professionnels dans la wilaya de Aïn Defla est dictée cette année par la volonté des responsables du secteur de redoubler d'efforts afin de permettre aux jeunes de bénéficier d'une formation, quel que soit leur niveau.Pour ce faire, les responsables du secteur mettent le paquet sur le volet de la sensibilisation en innovant en la matière. Aussi, plusieurs jours avant chaque rentrée, des caravanes sillonnent les zones les plus reculées pour se rapprocher des jeunes et leur expliquer les avantages d'une formation diplomante et qualifiante et les perspectives d'emploi qui en découlent. En outre, des expositions sont organisées à cet effet. Au niveau des établissements scolaires des 2e et 3e paliers, des animateurs tiennent les bureaux mixtes, un dispositif mis en place pour informer et orienter les élèves.
Ce dimanche, les anciens stagiaires reprendront le chemin des 32 établissements de formation répartis à travers la wilaya de Aïn Defla. A signaler que les inscriptions se poursuivront jusqu'au 28 septembre. Une décision prise par le ministère de tutelle qui reporte ainsi la rentrée officielle au 1er octobre, ont indiqué des sources émanant de cette institution afin de donner à ceux qui hésitent encore la possibilité de s'inscrire. Ces derniers ont tout à gagner, estiment les responsables du secteur, au vu des nombreuses filières qui y existent et des commodités offertes dans les différentes structures.
C'est ainsi que pas moins de 5200 nouveaux postes pédagogiques sont offerts par le secteur dans diverses formules : résidentiel, apprentissage, cours du soir. L'autre type de formation qualifiante cible la femme au foyer et les détenus. Pour la présente rentrée, on signale l'introduction de nouvelles filières dont certaines suscitent l'engouement des postulants. On citera à titre d'exemple le secrétariat, la cuisine, les collectivités, la maintenance et la réparation des machines agricoles. Toutefois, le défi à relever est celui d'arriver à pourvoir le marché de l'emploi en main-d''uvre qualifiée en tenant compte des spécificités de la région si on veut réellement réduire le taux de chômage. Une équation difficile à réaliser à court terme, quand on sait que de nombreux jeunes privilégient les services au détriment de l'acquisition d'une formation qualifiante, comme le souligne un responsable du secteur de l'emploi. Ce dernier rappellera que 90% des postulants à un emploi choisissent le créneau du transport dans le cadre du dispositif de l'Ansej.
D'aucuns déplorent par ailleurs un déficit flagrant en filières de l'agriculture, alors que la wilaya est une région agricole par excellence. Dans ce sillage, le directeur de la formation et de l'enseignement professionnels, Omar Khadroune, fera remarquer que le choix des spécialités est fixé en concertation avec les autres secteurs. Certains estiment qu'il est temps pour le nouveau ministre de revoir sa copie en ce sens, dans un secteur aux perspectives certes prometteuses, mais qui nécessitent une stratégie qui colle mieux à la réalité socioéconomique et à même de résister à tous les aléas.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aziza L
Source : www.elwatan.com