Ain-Defla - Revue de Presse

Emigration clandestine



13 harraga sauvés au large de Kristel Les tentatives d’émigration clandestine reprennent de plus belle. C’est pratiquement une tentative par jour qui a été enregistrée, durant la semaine en cours. Cette multiplication des tentatives est confirmée par celle avortée avant-hier à 13 miles au large de Kristel par les garde-côtes qui ont pu sauver 13 jeunes d’une mort certaine. Selon ces derniers, ils ont été contactés samedi vers le tard par l’associé du passeur pour fixer le lieu du rendez-vous et peaufiner les dernières mises au point. Toujours selon eux, ils ont dû verser 80.000 dinars en deux parties, la moitié bien avant le départ pour les approvisionnements nécessaires et le reste de la somme le jour du départ. Les harraga avaient deux moteurs, un Johnson de 155 chevaux et un autre, de secours, de marque Yamaha de 99 chevaux. Le départ a été ainsi pris à partir de la plage appelée Aïn Defla, faisant partie de la commune de Kristel, mais le voyage s’est achevé à cause d’une panne de moteur qui a dissuadé les jeunes de continuer leur aventure. Un contact téléphonique permanent avec les harraga a pu ainsi alerter les garde-côtes pour leur porter secours. Pour rappel, 11 candidats à l’émigration, partis de Kristel, ont été interceptés la veille après que leur moteur a pris feu. Interrogée sur ce phénomène, Mme Merad, psychologue clinicienne spécialisée entre autres dans les échecs scolaires, dira: «Ces jeunes ne se considèrent pas comme des citoyens à part entière, ce qui ne leur permet pas d’établir correctement leur appartenance au pays. Et il y a toujours quelqu’un pour venir leur interdire ceci ou cela, même s’ils sont dans leur droit. Le jeune est confronté à ce problème, dans les écoles, les administrations et même au sein de sa propre famille où la priorité est toujours donnée à l’aîné, ce qui pose la notion d’identité et de citoyenneté. En parallèle, les émissions de télévision montrent quotidiennement des jeunes du même âge qui s’expriment, qui vivent, qui existent avec un droit à la revendication et à la parole. Donc c’est plus le côté de la personnalité affirmée que le côté matériel et économique qui pousse ces jeunes à vouloir changer d’air. Espérons qu’une prise en charge réelle de nos jeunes permette de leur éviter de risquer leurs vies pour des rêves qu’ils peuvent réaliser chez eux.» Zitouni M.
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