
C'est un attroupement inhabituel des candidats au bac devant les centres de déroulement. Si les uns tentent de masquer le stress et le trac en racontant des necdotes, d'autres par contre, affichent leur appréhension qui se lit sur les visages, des visages marqués par des cernes, vestige des longues veillées et de quelques nuits blanches mais comme le dit si bien l'adage «qui veut aller loin, doit ménager sa monture».Les cartables ont disparu cédant la place à des stylos coincés dans la poche arrière du pantalon. Quant aux filles, le sac en bandoulière demeure l'outil irremplaçable et utile. Le mercure affiche allègrement la trentaine de degrés à partir de huit heures du matin. On annonce plus de 44 degrés pour cette première semaine de ce mois de juin. Ainsi, de Bordj Badji-Mokhtar situé à 800 km du chef-lieu d'Adrar à Tinerkouk dans la région de Gourara (Timimoune), tous les encadreurs (2 377) sont là afin de permettre à tous les candidats (9 168 au total) de passer un examen dans de bonnes conditions puisque tous les moyens humains et matériels ont été mobilisés selon M. Abdelali, directeur de l'éducation. M. Madani Fouatih, le wali, a tenu des réunions régulières avec tous les responsables concernés afin de peaufiner les préparatifs en vue de garantir et d'assurer un vaste succès à cette opération de grande envergure qui aurait nécessité la préparation de 543 salles toutes climatisées,33 centres de déroulement, 2 377 surveillants et 231 observateurs (7 par centre) venus des quatre coins du pays. Des véhicules, des chauffeurs sillonnent le vaste territoire de la wilaya où les distances sont énormes (plus de 1 100 km entre les daïras), pour acheminer les sujets et ramener les copies, quotidiennement. Le transport des candidats venant de loin, l'hébergement et la restauration, des encadreurs et des observateurs sont également assurés. Au niveau de chaque centre, l'eau fraîche est disponible et le candidat n'aura pas à se déplacer, elle lui est fournie sur place. Nouveauté cette année, les candidats désireux aller se soulager (se rendre là où le roi va à pied) devraient remplir un formulaire où la date et l'heure sont mentionnées. Ils seront bien-entendu accompagnés afin d'éviter toute fraude. Sept heures quarante-cinq, le convoi du wali et des autorités locales s'ébranle en direction d'un centre de déroulement. Huit heures, la première enveloppée est libérée de son plastique par deux candidats auxquels on aurait demandé de lire attentivement les recommandations marquées sur l'enveloppe (date, horaire, matière). Les choses sérieuses commencent et on quitte nos candidats pour les laisser se creuser les méninges, sans précipitation aucune, et ainsi pendant cinq longues journées dont le sort déterminera une place à l'université et peut-être une bonne filière selon la moyenne obtenue. Nouveauté cette année, l'ouverture d'un centre de déroulement du bac à Bordj Badji-Mokhtar (800 km du chef-lieu Adrar) qui apporta satisfaction et soulagement au sein de la population locale. Les parents et les candidats en particulier qui devaient se déplacer jusqu'à Reggane (600 km plus loin) en traversant le redoutable désert du Tanezrouft pour subir ces examens de fin d'année, en sont épargnés de ces déplacements à haut risque. Un gain de temps, de risque et de frais grâce à la volonté et la détermination du wali d'Adrar qui qui a soutenu cette initiative et l'a encouragée pour sa concrétisation. Aujourd'hui, chose faite puisqu'un autre centre de déroulement sera opérationnel à Charouine, daïra située à 150 km du chef-lieu mais dont les candidats viennent de loin, de Taghouzi par exemple. Une délivrance qui n'est pas passée inaperçue et qui a été saluée par les autochtones de la région
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M E
Source : www.lnr-dz.com