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UN IAP BIS AU SUD, BUREAU DE CHANGE ET FONCIER AGRICOLE



UN IAP BIS AU SUD, BUREAU DE CHANGE ET FONCIER AGRICOLE
L'énergie, la finance et l'agriculture. Trois sujets évoqués hier par les parlementaires de la Chambre haute à l'occasion de la séance des questions posées par les sénateurs aux trois ministres des secteurs.Abder Bettache – Alger (Le Soir) - Une école de l'énergie, soit l' équivalent de l'Institut algérien du pétrole (IAP), verra le jour dans le sud du pays. C'est ce qu'a déclaré, hier, le ministre de l'Energie,M. Noureddine Boutarfa, à une question qui lui a été posée par un sénateur.Selon M. Boutarfa, «les préoccupations des régions du Sud, en particulier la wilaya d'Adrar, en matière de formation et de recrutement dans le secteur de l'énergie et des activités y afférentes avaient été, en grande partie, prises en charge par le groupe Sonatrach et ses filiales».Il fera savoir, par ailleurs, que «le projet de réalisation d'un centre de formation en hydrocarbures et énergies renouvelables sera lancé avant la fin de l'année en cours à Adrar, tandis que les sociétés publiques activant dans le domaine de l'énergie, à l'instar de Sonatrach et ses filiales, poursuivaient la prise en charge de la formation et de l'apprentissage des jeunes de la wilaya dans les métiers de l'énergie».Selon les chiffres fournis par le ministre, 1 600 jeunes de la wilaya d'Adrar ont été recrutés entre 2013 et 2015 dont 199 ayant suivi une formation préalable, alors que 590 autres, originaires de la même wilaya, ont été recrutés entre janvier et novembre 2016 dont 13 avaient reçu une formation.Bureau de change de devises : le marché dérégléRépondant à une question orale d'un membre du Conseil de la Nation, le ministre a affirmé que le problème du change ne réside pas dans l'ouverture de bureaux dédiés à ce genre d'opérations, précisant que «la faiblesse de l'offre de la part des citoyens non-résidents ou étrangers induite par les lacunes du secteur du tourisme d'une part, et la forte demande de la part des nationaux, d'autre part, sont à l'origine d'un déséquilibre entre l'offre et la demande».Selon lui, «l'ouverture de bureaux de change ne peut à elle seule résoudre la problématique du marché parallèle de change», ajoutant que les pouvoirs publics «œuvrent à la mise en place de mesures pour remédier progressivement à cette situation». Sur ce chapitre, il est à noter que sur les 46 bureaux agréés, 40 se sont vu retirer leur agrément, dont 13 à la demande des bénéficiaires eux-mêmes, et 27 pour non-entrée en activité après l'obtention de l'agrément, a ajouté le premier argentier du pays. «Le ministre a expliqué que les bureaux de change ne peuvent vendre des devises aux citoyens résidents que dans des cas fixés par la loi», a-t-il expliqué.Des terres agricoles récupéréesInterpellé lui aussi par un sénateur, le ministre de l'Agriculture a déclaré que des terres agricoles non exploitées seront récupérées par l'Etat. Sur ce point précis, M. Chelgham a fait savoir que «le secteur avait lancé un recensement des terres agricoles non exploitées à travers l'ensemble du territoire national, précisant que ceux qui n'ont pas mis en valeur les terres dont ils ont bénéficié seront déchus de leurs droits». «Un recensement de toutes les terres non exploitées est en cours. Ceux qui n'ont pas procédé à la mise en valeur des terres dont ils ont bénéficié seront déchus de leurs droits et les terres seront récupérées et attribuées à d'autres demandeurs conformément à la réglementation en vigueur», a affirmé M. Chelgham.Concernant les mesures prises pour la relance du secteur agricole dans la wilaya de Béchar, le ministre a précisé que 6,644 milliards de dinars avaient été alloués au développement agricole à travers le soutien accordé par l'Etat aux agriculteurs, notamment par le Fonds national de développement agricole. Plus de 9 000 exploitants ont bénéficié de ces aides, notamment pour la réalisation de 4 200 puits, la plantation de 12 000 hectares d'arbres fruitiers, la construction de 385 structures pour l'élevage, la réalisation de 8 chambres froides d'une capacité de 4 800 mètres cubes et la distribution de 1 082 ruches d'abeilles.Ces programmes ont permis d'enregistrer des progrès notables en matière de production agricole et un bond qualitatif entre 2001 (début du Programme national de développement agricole) et 2016, a conclu le ministre de l'Agriculture.
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