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Seules les énergies renouvelables...



Seules les énergies renouvelables...
Retour en Algérie. Au mois de juin dernier, la première centrale hybride de production d'électricité en Algérie est entrée en production à Hassi R'mel.
Cette dernière est alimentée à l'aide de gaz naturel et d'énergie solaire. D'une puissance de 150 mégawatts, dont 120 produits à partir du gaz et 30 à partir de l'énergie solaire, cette centrale est venue au bon moment pour répondre à la forte croissance de la consommation de l'énergie électrique dans notre pays. Le coût de cette centrale hybride s'est élevé à 350 millions de dollars, soit l'équivalent de 245 millions d'euros. Calculé sur la base d'un coût de production d'une puissance d'un MW, il ressort que ce dernier n'est que de 1,65 million d'euros. A la fin de l'année 2010, l'Algérie a lancé, dans la wilaya d'Adrar, le projet de construction de sa première ferme de production d'électricité à partir de l'éolien d'une puissance de 10 MW et pour un montant de 23 millions d'euros, ce qui nous donne un coût moyen d'investissement de 2,3 millions d'euros pour un MW, et ce, à un moment où la réalisation du réacteur nucléaire de Flamanville en France coûterait une moyenne de 2,5 millions d'euros pour chaque MW de puissance. Comme on pourrait le constater, la production de l'énergie électrique à partir des ressources renouvelables coûterait sur tous les plans moins cher que la construction de centrales nucléaires. Mieux encore, en optant pour les énergies renouvelables, l'Algérie économisera les coûts très élevés des systèmes de sécurité et des combustibles que généreront les centrales nucléaires. Avec les énergies renouvelables, le pays pourra même préserver son indépendance énergétique sur le long terme. Selon les experts, le coût de production de l'énergie électrique en Algérie à partir de la combustion du gaz naturel est le moins cher au monde. Etant un pays producteur d'hydrocarbures, les prix des carburants et de l'électricité sont largement soutenus. A partir de cette réalité, il est clair que les coûts de production des énergies renouvelables ne peuvent être considérés comme étant élevés à partir du moment où l'Algérie maintient sa politique de soutien des prix à la consommation interne des produits énergétiques. Cette politique a pour conséquence une augmentation annuelle de la consommation des hydrocarbures qui avoisine les 7%. Une augmentation qui dépasse celle de la croissance économique annuelle de ces dix dernières années. Avec un tel rythme d'augmentation de la demande interne, l'Algérie consommerait la moitié de sa production d'hydrocarbures à l'horizon 2021. D'où cette nécessité urgente de combler la hausse annuelle de consommation d'énergie électrique en développant les énergies renouvelables. Pour atteindre cet objectif, un ambitieux programme a été adopté par le gouvernement au début de l'année 2011. Ce plan vise la production de 22 000 mégawatts d'électricité à partir des énergies renouvelables durant les vingt prochaines années, ce qui représente le double de la puissance installée en 2010 et qui avoisine 10 400 mW. Ce programme nécessite la mobilisation de 120 milliards de dollars. 60 milliards de dollars seront pris en charge par le gouvernement et l'autre moitié devrait être assurée grâce au partenariat. La moitié de cette production serait destinée à l'exportation. Cet ambitieux projet de développement des énergies renouvelables doit être sérieusement pris en charge par les pouvoirs publics.
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