Adrar - Revue de Presse

Quelle place pour la recherche dans les sciences islamiques ?



La problématique de la recherche dans les sciences islamiques est au centre des débats d'un séminaire national de deux jours, les 15 et 16 janvier, qui se tient à la salle de conférences Cheikh Abdelhamid Benbadis de l'Université des sciences islamiques de Constantine. Organisée à l'initiative de la faculté des fondements de la religion, de la chariaa et de la civilisation islamique de l'Usic, cette rencontre, qui réunit plus dune trentaine de professeurs et de chercheurs venus des différentes universités du pays (Adrar, Tlemcen, Oran, Alger, Sétif, M'sila, Batna, Constantine et l'Université islamique) qui plancheront sur le thème de «La recherche dans les sciences islamiques et l'environnement socioculturel dans l'Algérie contemporaine», se décline sous forme de conférences scientifiques données par des chercheurs et des spécialistes de la question. «L'objectif principal de ce séminaire, déclare Boudjellal Abdallah, professeur en information et communication, doyen de la faculté et président de la Commission d'organisation du séminaire, est de mettre en lumière la situation de la recherche dans les sciences islamiques en Algérie, tout en parlant des moyens et des outils qui existent dans ce domaine, entre autres les institutions de recherche et de formation de chercheurs compétents, les domaines sur lesquels porte la recherche ainsi que les projets déjà réalisés et ceux qui sont en cours de réalisation». Au total ce seront trente-trois communications qui seront faites en 8 séances et à travers lesquelles les conférenciers tenteront d'apporter des réponses scientifiques aux diverses questions posées par la recherche dans les sciences islamiques. Le ton sera donné par la première communication faite par le docteur A. Benarab qui a parlé de «quelques aspects de la recherche scientifique dans le monde, dans le monde arabe et en Algérie», communication qui sera suivie par beaucoup d'autres qui porteront sur de nombreux thèmes fort intéressants comme «La recherche scientifique dans les sciences islamiques entre renouveau, sacralisation patrimoniale», «La recherche scientifique universitaire dans les sciences islamiques et son rôle dans le développement», «Méthode d'application des connaissances scientifiques modernes dans les études dogmatiques», «Le prêche dans la mosquée et les niveaux de compétence des prêcheurs», etc. Les seuls inconvénients pour ce séminaire à haute teneur scientifique résident, d'une part, dans la période choisie pour sa tenue laquelle coïncide avec celle des examens universitaires qui empêchent la population estudiantine, fort nombreuse, de l'université islamique d'y assister, et d'autre part dans son caractère élitiste. «Ce sont des conférences de haut niveau scientifique réservées à l'élite des chercheurs, confirme M. Boudjellal. D'ailleurs, ces communications auraient dû être organisées dans des cercles fermés, tels que des tables rondes ou des cercles pour initiés, mais nous avons choisi la grande salle des conférences de l'université afin de permettre aux étudiants de s'informer sur les problèmes objectifs qui se posent à la recherche scientifique dans les sciences islamiques».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)