Le conseil national des enseignants vacataires (CECA), qui semble fédérer les enseignants contractuels à travers le territoire national, se dit résolu à aller vers un durcissement de la contestation. Hier après-midi, les enseignants vacataires ont répondu au mot d'ordre du CECA en observant des rassemblements de contestation devant les directions de l'Education. Ils réclament une intégration immédiate de tous les enseignants vacataires en exercice en tant que professeurs certifiés de l'enseignement fondamental (PCEF), après une année de travail, avec la prise en considération de leur expérience professionnelle. Dès 14h00, les enseignants vacataires, certains la quarantaine entamée, ont commencé à affluer vers les directions de l'Education pour exprimer leur ras-le-bol et dénoncer leurs conditions de travail «qui ne cessent de se détériorer ces dernières années». A Alger, à Oran, à Constantine et dans les autres grandes villes du pays, les enseignants contractuels ont répondu présent au mot d'ordre en tenant durant plus de deux heures des rassemblements pacifiques devant les académies. Les représentants syndicaux des contestataires ont énergiquement dénoncé des retards dans la perception des salaires qui durent, selon leurs propos, jusqu'à six mois, voire davantage comme c'est le cas pour les vacataires. «Il y a des enseignants qui n'ont pas touché leurs salaires depuis sept mois comme à Batna, Adrar, Béjaïa et Bouira», affirme Mme Zebouchi, coordinatrice nationale du CECA, tout en regrettant la «politique de l'autruche de la tutelle qui continue à se boucher les oreilles devant les légitimes revendications des enseignants contractuels». Les syndicalistes avouent que la manifestation même si elle a permis de mobiliser les troupes à travers le territoire national, reste un coup d'épée dans l'eau «en raison de l'obstination du ministère de tutelle à nier le droit de négociation à cette frange, dont le nombre dépasse les 40.000 enseignants en exercice». Interrogé sur l'avenir du mouvement de contestation, la coordinatrice nationale a affirmé que son syndicat va organiser des rassemblements chaque lundi devant les académies en attendant le lancement dans les prochaines semaines d'un sit-in national devant le ministère de l'Education nationale. Selon les syndicalistes, l'attitude du ministère de tutelle laisse peu de choix pour le CECA. Les syndicalistes ont par ailleurs regretté la suppression du droit au salaire durant les vacances scolaires, ce qui contraint les enseignants contractuels au chômage technique durant quatre mois de l'année. Ils ont également contesté les résultats des derniers concours de recrutement des PCEF tout en demandant l'annulation des listes qui pénalisent les enseignants contractuels. «On a été surpris de voir que la majorité des candidats retenus ne détiennent pas d'expérience dans l'enseignement, alors que parmi les enseignants vacataires certains ont une expérience de plus de 14 ans», concluent les contestataires.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com