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Protestation contre la dilapidation du foncier agricole



Protestation contre la dilapidation du foncier agricole
Près d'une centaine de personnes de Ksar Mansour, une localité d'environ 10.000 Oasiens, dans la commune de Bouda, située à 18 km au nord-ouest d'Adrar, ont observé un sit-in pacifique, mardi matin, devant le siège de la wilaya.Les protestataires étaient munis de banderoles portant des slogans hostiles à leur maire et à son APC. Ils étaient déterminés à rencontrer le wali pour lui remettre en main propre une requête contenant une dizaine de revendications d'ordre socio-économique, et dénoncer une situation jugée alarmante et qui dure près de deux ans.Selon le porte-parole de ces manifestants, M. Mouloud Abdallah, de la société civile, la dilapidation du foncier agricole de leur commune reste l'axe central de leur rassemblement. Ils accusent un ex- patron d'un bureau d'études privé de s'adonner à l'attribution illégale de 1200 parcelles, d'une superficie de 1,5 ha l'unité, à des particuliers.En plus, ces terrains seraient situés à l'intérieur du tissu urbain sur des espaces réservés à la réalisation d'équipements publics, la construction de logements sociaux, etc. Selon notre interlocuteur, cette distribution d'assiettes s'est aussi faite sans aucune étude préalable, ni avis des services agricoles et de l'hydraulique. Il juge également louche et inadmissible que les bénéficiaires se sont acquittés d'une somme symbolique de 5000 DA contre un reçu ne portant qu'une simple griffe, pas même un cachet officiel. Alors, considérant la transaction douteuse et illégale, ils appellent le wali pour l'annuler et restituer ces assiettes au domaine public.L'impunité des extensions illicites des habitations a été aussi au menu de la contestation et également à la charge du P/APC. Un autre point de la colère concerne le retard du projet du réseau d'assainissement de leur Ksar. Des travaux entamés en 2011 et qui ne sont qu'à 30% de leur taux d'accomplissement. Là aussi, ils mettent à l'index le silence du maître de l'ouvrage devant le manque de sérieux de l'entreprise réalisatrice du projet. Et puis, vient en 3ème plan, le secteur de la santé au niveau de leur localité. Dans ce sens, il nous dira : «En 1984, nous avions bénéficié d'un centre de santé qui a été rehaussé par la suite en polyclinique. Cependant, celle-ci ne porte que le nom car elle fonctionne comme une simple unité de soins malgré les équipements. Il manque beaucoup de choses comme le labo et la maternité. La salle de radiologie fermée malgré qu'elle dispose d'un scanner qui n'a jamais été fonctionnel. La permanence de nuit et des jours fériés est mal assurée malgré la disponibilité de 7 médecins dont une doctoresse qui se charge des femmes». «Pour une piqure de scorpion ou un accouchement, les patients et parturientes doivent faire le déplacement jusqu'à Adrar (18 km)», ajoute-t-il.
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