Il est un peu plus de huit heures quand on sonne devant l'énorme portail de ce centre de détention. Un gardien finit par ouvrir.
Il fallait tout déposer à l'entrée, portable, appareil photo. On échappa de justesse à une fouille corporelle bien que l'invitation nous fusse formulée par le directeur de cette enceinte. L'ambiance pour le civil que nous sommes crée une certaine appréhension mais on finit par s'habituer aux claquement des verrous et des grosses chefs. Nous eûmes droit à une visite guidée à travers d'innombrables couloirs qui nous conduisit directement aux salles réservées au déroulement du bac. Ils sont 25 candidats répartis sur trois salles, penchés sur leurs feuilles blanches sous l''il attentif et vigilants de surveillants, en l'occurrence des professeurs de la direction de l'éducation d'Adrar. Un seul uniforme pour tous les candidats, une couleur moutarde. La direction du centre va les gâter durant cette période d'examen, un repas amélioré pour ces détenus qui ont consacré toute une année afin, peut-être, de parvenir à décrocher ce diplôme qui pourrait atténuer leur peine et leur ouvrir, une fois libérés, les portes de l'université et du savoir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M E
Source : www.lnr-dz.com