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Menaces sur la présidentielle du 29 avril Mali



Menaces sur la présidentielle du 29 avril                                    Mali
Le Mali est ébullition. Notamment son Nord. Outre l'insurrection armée menée depuis le 17 janvier dernier par les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Bamako doit affronter et l'Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) et Ansar Dine, un mouvement islamiste, décidé à faire parler de lui. Dirigé par Iyad Ag Ghaly, une figure de la rébellion des années 1990 au Sahel et médiateur réputé dans les affaires d'otages occidentaux, ce nouveau mouvement islamiste veut appliquer la charia, au besoin par « la lutte armée ». Premier espace qu'il veut conquérir après avoir pris Tessalit, une ville stratégique au Nord et disposant d'une piste d'atterrissage pour de gros avions, et, récupéré un « bataillon » du MNLA : l'Adrar des Iforas, nord-est du Mali, pour créer une République islamique. « Notre objectif est de convaincre de gré ou de force les autres à appliquer la charia. Nous ne voulons pas une république indépendante à part, mais une république islamique. Quiconque est d'accord avec cette position est avec nous. Mais quiconque est contre cette position, n'est pas avec nous », déclare ce mouvement qui aurait « hérité » d'un « impressionnant matériel militaire » libyen. Ces Ansar Dine sont-ils les islamistes armés qui avaient empêché la semaine dernière une délégation du Comité international de la Croix-Rouge d'entrer dans Tessalit pour y secourir des civils ' Fort probable. Mais le fait le plus inquiétant est la propension de ce mouvement à « parler de l'avenir » avec tous les opposants à Amadou Toumani Touré (ATT) qui ont des bases dans le Nord du Mali et à tisser des « liaisons dangereuses » avec l'Aqmi et le MNLA qui veulent mettre en pièce l'intégrité territoriale du pays. Le président Amadou Toumani Touré qui, redoutant par-dessus tout les connexions entre les rebelles du MNLA et l'Aqmi, va-t-il maintenir l'élection présidentielle et le référendum constitutionnel à la date prévue, c'est-à-dire le 29 avril prochain ' L'intégrité du territoire est remise en cause dans l'immensité du nord du Mali par une guerre à huis clos qui a provoqué déjà des centaines de morts et près de 195.000 réfugiés, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.
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