L'affaire de l'agression des neuf enseignantes à Bordj-Badji-Mokhtar ne cesse de susciter des débats, non seulement dans le corps des enseignants, mais aussi au sein de la société civile.Les enseignants ont observé un sit-in dans la journée de samedi dernier devant la Direction de l'éducation et le siège de la Wilaya d'Adrar, en signe de solidarité et pour exprimer leur indignation contre de tels actes. Ils protestent contre les conditions socioprofessionnelles auxquelles ils sont confrontés.
Ces derniers demandent l'envoi d'une commission d'enquête ministérielle à l'effet de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé dernièrement à B.B.M. (agression et viol des enseignantes).
Dans une requête signée par plus d'une dizaine de représentants syndicaux, les enseignants des deux wilayas (Adrar et B.B.M.) ont décidé de boycotter les examens de fin d'année et de cesser toute activité ; comme ils insistent sur la réalisation de logements et la nécessité de garantir la sécurité aux enseignants à B.B.M.
Les représentants syndicaux demandent également le transport vers et depuis B.B.M. par avion, en raison de l'état de la route qui relie cette nouvelle wilaya à la wilaya-mère (750 km).
Dans leur correspondance, les protestataires demandent la promulgation d'une loi pénalisant les atteintes et les agressions contre le corps de l'éducation.
Par ailleurs, rappellent les syndicalistes, « cette affaire n'est pas la première du genre. Les blessures sont profondes, tant chez les enseignants que les enseignantes ; d'ailleurs, disent-ils, à plusieurs reprises, des logements d'enseignantes ont été la cible des agresseurs (saccagés et caillassés) ».
Dans le même sillage, plusieurs représentants de la société civile, des imams de B.B.M., ont, lors d'une réunion de « solidarité », appelé les pouvoirs publics à assurer aux enseignants toute la protection pour pouvoir exercer leur métier en toute sécurité.
B. Henine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B Henine
Source : www.lesoirdalgerie.com