
Les épreuves du baccalauréat session juin 2014 ne sont pas comme les précédentes pour les élèves de Bordj Badji Mokhtar, dans la wilaya d'Adrar, car pour la première fois dans l'histoire de l'Algérie indépendante, les élèves habitant cette ville du Sud, localité frontalière avec le Mali, passent les épreuves du baccalauréat près de chez eux. Effectivement, les candidats au baccalauréat de cette région ne sont pas contraints de parcourir 650 kilomètres, soit jusqu'à Reggane, pour composer. Depuis l'indépendance du pays, ils ont toujours été contraints de passer les épreuves du baccalauréat au lycée de cette daïra, située à environ 2700 kilomètres d'Alger. Le nouveau centre d'examen du baccalauréat a été mis en place en avril dernier, mettant fin aux souffrances des élèves.Les épreuves ont commencé donc hier au centre d'examen réceptionné cette année. Ils sont 38 candidats à avoir entamé les épreuves dans différentes filières, dont les lettres, la philosophie, la gestion et l'économie, avons-nous appris de source locale. Une ambiance particulière régnait hier dans cette localité, tant l'événement revêtait une grande importance pour la population locale, les élèves et leurs parents. «Avant la réalisation de ce lycée flambant neuf, les élèves étaient contraints de parcourir 650 kilomètres pour se rendre au centre d'examen le plus proche, soit celui de Reggane, autre localité de la wilaya d'Adrar», témoignent des habitants de Bordj Badji Mokhtar. «Parce que Bordj Badji Mokhtar ne disposait pas d'un centre d'examen, les élèves résidant dans cette localité étaient obligés de se débrouiller pour séjourner à Reggane et participer aux épreuves du baccalauréat. Chose qui n'était pas très aisée parce que, souvent, nécessitant des dépenses élevées pour leur hébergement et leur restauration», ajoutent ces habitants. «Si les garçons pouvaient se permettre ce luxe», les filles, elles, n'avaient pas cette chance.Ce qui explique que les filles de Bordj Badji Mokhtar abandonnaient cet important examen en raison du long trajet et des coutumes de cette région», ajoute la même source. Une autre action des écoles mobiles a été entreprise pour cette région dans l'objectif d'assurer la scolarité de tous les enfants, surtout ceux des nomades, et régler ainsi définitivement le problème du secteur de l'éducation de cette localité, qui compte actuellement plus de 100 000 élèves répartis sur 36 lycées, 83 CEM et plus de 380 écoles primaires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira A
Source : www.letempsdz.com