
Ces investissements permettront de créer plus de 12 000 postes d'emplois pour les Algériens.Adrar sera la Californie d'Algérie. Un grenier pour le Nord et même le monde. C'est ce que l'on affirme à la Confédération des industriels et producteurs algériens Cipa qui a délivré hier les agréments d'investissements stratégiques dédiés au Sud et aux Hauts-Plateaux. L'événement vient à l'issue de la «Caravane Sud» initiée de concert entre l'organisation patronale et le partenaire social Ugta le 29 mai 2013. Pour rappel, à cette même date une offensive prospective a été organisée pour les investisseurs potentiels du nord du pays en vue d'un clonage ou la délocalisation de leur activité en direction de la wilaya de Ghardaïa. La décision prise par les pouvoirs publics d'accorder des facilités et des avantages pour tout investissement en direction des Hauts-Plateaux et des régions Sud a vu naître un engouement chez les porteurs de projets et promoteurs potentiels intéressés par cette offre. C'est ainsi que des projets de développement touchant les activités agricoles, industrie agroalimentaire, l'industrie, le Btph, l'environnement et le tourisme ont été soumis à approbation dans les wilayas de Tipasa, Bordj Bou Arréridj, Blida, M'sila, Biskra, Aïn Defla et récemment Adrar. Une cérémonie de remise de confirmation d'affectation de surfaces d'implantation pour les bénéficiaires a finalement eu lieu, hier, au siège de la Cipa, une organisation qui a vu les promoteurs qui lui sont affiliés confirmés dans leurs intentions. Les projets révélés et retenus sont ceux ayant trait aux loisirs, à l'instar du mégaparc de loisirs de Bordj Bou Arréridj, ceux propres à l'agroalimentaire à l'instar du projet algéro-US initié par le Groupe Tifralait. Ce partenariat algéro-américain permettra l'exploitation de terres agricoles dans la wilaya d'Adrar (30.000 ha à 93.000 ha) pour la production de pomme de terre, de blé, de maïs et d'orge. Le même projet ambitionne également de production de quelque 165 millions de litres de lait que fourniront 15.000 vaches. Le promoteur évoque ici la production de l'aliment du bétail, mais et surtout la transformation du lait en poudre de lait par le procédé de déshydratation. Ce qui permettra de réduire sensiblement la facture d'importation de cette matière première chèrement payée en devises. Un autre investisseur, en l'occurrence M. Ould Larbi Rabie, a également opté pour le partenariat algéro US. Il a à ce titre présenté un projet de culture de la fleur de tournesol, du soja, du blé et de l'avoine, de l'orge, et de l'arachide dans la wilaya d'Adrar. Une fois que l'étude du sol sera faite, l'on pourra satisfaire la demande et répondre aux besoins de toute l'Algérie, a dit l'entrepreneur qui dispose déjà à Bordj Bou Arréridj d'unités de conditionnement et de calibrage de fruits et légumes, notamment de la datte dans tous ses états, laquelle est exportée. L'on précise que les unités qui seront productives dans le sud du pays auront pour vocation de transformer les produits sur site et les expédieront sous leur forme finale au Nord où elles iront directement au consommateur. Ce ne sont là que quelques exemples édifiants qui témoignent de la volonté de l'Etat d'accompagner les investisseurs dans leurs missions et ce en leur facilitant toutes les étapes devant permettre la réalisation de leurs desseins. Abdelmadjid Sidi Saïd qui était présent à la cérémonie de remise des documents d'affectation aux intéressés, a rappelé que cette démarche relève de la volonté des pouvoirs publics, mais également celle des patrons et du partenaire social qui entendent, dans un élan patriotique, affranchir l'Algérie de l'asservissement à l'importation et à la rente pétrolière. «L'importation tous azimuts est une pente dangereuse», a-t-il affirmé en notant que la remise des affectations est une victoire morale et économique à saluer. En ce sens qu'elle consacre la parfaite synergie entre le partenaire social, le patronat et le gouvernement. Un triptique sans lequel aucune avancée ne serait capable, a -t-il signalé en invitant la presse à «mettre un peu d'eau dans son vin» en ce sens qu'il s'agit de voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide pour ce qui est du vrai potentiel national. Nous sommes capables de devenir une puissance économique et même de peser sur la politique internationale, a-t-il fait savoir par ailleurs, non sans mentionner qu'il est rare de voir aujourd'hui à travers la planète banquiers, investisseurs, partenaire social réunis autour d'une même table. Ceci pour signifier que les Algériens ont la solidarité dans les gènes. Particulièrement lorsque la conjoncture l'exige. Cette synergie relève de l'acte patriotique, car l'Algérie a besoin de tous ses enfants en ces moments cruciaux, a poursuivi Sidi Saïd.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim BENALIA
Source : www.lexpressiondz.com