Adrar - A la une

L'oisiveté ronge les jeunes



L'oisiveté ronge les jeunes
Que dire des loisirs et des jeunes' La chaleur sévissant dans la jour-née, chacun vaque à ses occupations avant que le mercure ne s'affole (plus de 45° à l'ombre !)
En début de soirée la place d'Adrar est carrément envahie par des petits vendeurs ambulants qui, chargés de tapis et de couvertures à bord de chariots, les étalent afin d'attirer d'éventuels clients autour d'un verre de thé mousseux à siroter avec des cacahuètes jusqu'à une heure avancée de la nuit et rentrer roupiller sur la terrasse (économie oblige !) D'autres préfèrent s'a-donner au jeu de dominos ou aux cartes afin de tuer le temps avant un lendemain incertain. Certains saisissent l'opportunité des ziarate, sorte de ripaille collective, pur aller se remplir la panse. Par contre, dans le ksar, ce sont les retrouvailles entre familles et amis ! Les hommes à part bien entendu, comme le veut la coutume. Ce sont des discussions à bâtons rompus où l'on parle de tout et de rien, de la chaleur, des recettes, de la mer qui demeure un vrai mirage, qui finit par s'estomper. Les hommes étendus sur l'erg, petite dune de sable, tripotent leurs portables diffusant de la musique qui emplit le silence abyssal sous un ciel étoilé. Pas de piscine, seules deux piscines à Adrar dont l'une se trouve à 15 km et le prix exigé - 600 DA la baignade - n'encourage personne à se déplacer. En attendant, les journées se consument et déjà surgissent dans les conversations les préparatifs du mois de Ramadhan qui sera très chaud et pénible.
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